Sur le tournage de "The Yellow Guys"

Sur le tournage de "The Yellow Guys"
4 images
Sur le tournage de "The Yellow Guys" - © Tous droits réservés

Sélectionné lors de de notre dernier appel à projets pour la websérie, The Yellow Guys clôture le tournage de son pilote qui fera face à ses trois concurrents pour le vote du public au mois de mai 2018.

The Yellow Guys plonge dans les coulisses d'un plateau de tournage pour y raconter les anecdotes à travers les yeux d'un jeune régisseur apprenti. Cette websérie se veut 100% belgo-belge. Parmi le casting moitié francophone et moitié néerlandophone, on retrouve notamment Jean-Luc Couchard (Dikkenek, Rien à déclarer), et Tom Audenaert (La Trève). Un(e) germanophone rejoindra même l'équipe dans le cas où la websérie devait remporter le vote du public et être produite dans son intégralité.

On a visité le tournage et posé quelques questions à William Vergati, producteur (Neverland Films).

Comment est née l’histoire de The Yellow Guys ?

Ce sont les co-auteurs, Valentin Courel et Thierry Errembault, qui se sont dit un jour en discutant : si on faisait un projet sur la régie ? Ils souhaitaient mettre en avant ce métier qui est méconnu, en le faisant sous forme de comédie. L'objectif, au départ, était de faire découvrir au grand public le métier de régisseur, en partant de leurs anecdotes personnelles recueillies sur les plateaux où ils ont travaillé. L'idée était de partir d'un personnage qui débute dans le cinéma et donc d'amener le spectateur à s'identifier à ce personnage et à découvrir petit à petit la terminologie d'un tournage et comment fonctionne un plateau. 

La websérie était-il votre format de prédilection ? Pensez-vous qu'il est important de faire de la webcréation, aujourd’hui ?

Le projet a été pensé dès le début comme une websérie. Nous souhaitions privilégier ce format car nous sentions qu'il était de plus en plus demandé. Les jeunes générations regardent beaucoup de vidéos sur les différentes plateformes du web, et sur leur smartphone. Il y a donc une réelle volonté d'aller toucher ce public.

Quels sont les challenges qu’impose ce format ?

Le format court requiert d'être beaucoup plus dynamique. Le fait que les épisodes de websérie soient encore plus courts qu'un court-métrage nous pousse à réduire au maximum, intensifier l'histoire, à accélérer les événements. Le format court nous permet et nous oblige à avoir une dynamique beaucoup plus rapide et à aller plus droit au but. Les vidéos sont majoritairement regardées sur smartphone, il faut accrocher le public dès les premières secondes. Même pour quelqu'un qui tombe sur une vidéo en regardant ses réseaux sociaux sur son ordinateur : il doit pouvoir s'amuser à court terme !

On a donc le défi d'accrocher le spectateur en quelques minutes, et c'est ça qui est stimulant.

Avez-vous une petite anecdote de tournage ?

Comme notre projet parle des coulisses d'un tournage belge, nous avons installé deux plateaux : le vrai plateau et le faux plateau prévu par le scénario. Ceci a porté à des moments de confusion parmi les techniciens. Pendant le tournage d’une prise, notre chef opérateur a coupé l’enregistrement au moment où le comédien qui joue le rôle du réalisateur a dit "coupé !". Et notre accessoiriste a clappé avec le faux clap du faux film, devant la caméra du vrai tournage.