Les séries digitales au féminin à l'honneur au Are You Web Fest

Les séries digitales au féminin à l'honneur au Are You Web Fest
Les séries digitales au féminin à l'honneur au Are You Web Fest - © Tous droits réservés

La conférence "Les séries digitales au féminin" se tenait hier au Are You Web Fest organisé dans le cadre du festival Are You Series à Bozar (Bruxelles).

Une table ronde 100% féminine puisqu'elle rassemblait Sophie Berque (RTBF Webcréation), Sophie Sallin (productrice de Teen Spirits), Caroline Taillet (co-créatrice de La Théorie du Y), Alice Vial (co-créatrice de Loulou) et était modérée par Iris Brey (auteure de Sex and the Series).

Les participantes ont exploré les raisons de créer une websérie en tant que femmes et le rôle des femmes dans les créations web.

Aux Etats-Unis, les webséries féminines connaissent pour certaines le rêve américain : "Awkward Black Girl" ou "Broad City" naissent sur le web, connaissent un succès niche énorme avant d'être rachetées par des grandes chaînes pour finir par toucher un large public.

En France et en Belgique, le web reste aussi toujours une porte d'entrée plus accessible pour s'affirmer en tant que réalisatrice ou productrice d'oeuvre de fiction. Car pour les femmes, il est malheureusement encore nécessaire de pouvoir montrer de la matière avant d'être engagée comme créatrice sur du court ou long métrage.

Mais la websérie n'est pas uniquement là pour servir de tremplin ; elle est un format en soi. Les participantes ont noté que, au niveau du contenu des webséries, les personnages se cherchent et s'interrogent beaucoup sur leur genre, leur maternité, leur sexualité, notamment dans le cas des webséries "La théorie du Y" et "Loulou". La websérie semble être un format idéal pour accueillir ces tatônnements et imperfections. Généralement, les protagonistes sortent d'ailleurs de leur flottement en s'entourant, car les héroïnes pensent à travers la communauté.

Outre les moyens de financement et autres expériences personnelles, les participantes ont aussi abordé certains sujets encore tabous chez certains diffuseurs (la drogue, notamment), pour conclure néanmoins en soulignant la liberté de ton et de format des webséries, et en encourageant toutes les jeunes créatrices à se lancer dans la production de leur fiction sur le web.

Il est d'ailleurs encore temps de participer à l'appel à projet de webséries de la cellule Webcréation à la RTBF jusqu'au 11 janvier !