Les Nouveaux Pauvres : squat à tout âge

Les Nouveaux Pauvres : squat à tout âge
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Outre le webdocumentaire et la série radio, l'expérience transmédia comporte aussi 3 témoignages réels de ces "Nouveaux Pauvres". Aujourd'hui, rencontre avec Marie, pensionnée depuis quelques années, et squatteuse à Bruxelles.

Car non, le squat n'est pas une affaire de jeunes. A la Poissonnerie, l'association de 250 membres qui permet à 80 personnes de se loger, Marie partage sa bonne humeur et ses talents culinaires avec les autres occupants.

"Je suis venue ici parce que j'avais nulle part où aller, même si j'ai mes parents et mes frères ici... j'ai plus de 40 ans, et le recours aux parents, c'est plus pour moi. Au début, c'était pas facile du tout car on est très différent culturellement, intellectuellement, on est vraiment d'une diversité énorme. C'était ma première expérience de cohabitation. J'ai toujours vécu toute seule, mais ici, je n'avais pas le choix. (...) C'est le résultat d'une dure réalité économique qui fait que depuis pas mal d'années pour la plupart des gens, le simple fait d'habiter signifie la moitié de leur argent mensuel. C'est ingérable. (...)

Il y a 4 ans, j'ai été pensionnée. Et comme j'ai eu une vie de bâton de chaise et que je n'ai jamais cotisé à des fonds de pension ni rien de semblable, j'ai la pension minimum, et toute ma vie j'ai loué. Je suis mère de deux enfants. J'ai toujours veillé à bien les loger. Et maintenant, je suis seule."

Découvrez le reportage du journaliste Patrick Séverin et du photographe Michael De Plaen dans son intégralité.

Ouvrez les yeux, ils sont partout, ces Nouveaux Pauvres :

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