Le grand retour de la Newsletter

Le grand retour de la Newsletter
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Outre les podcasts, un autre format (ré-)émerge depuis l’année dernière : les Newsletters.

Quand on prononce "newsletters", on a plutôt tendance à penser à ces e-mails automatiques qui viennent spammer notre boîte de réception.

Mais la newsletter fait pourtant son grand retour dans un ton et avec un contenu bien plus personnalisés, racontant des histoires pour traiter des sujets boudés par les médias traditionnels.

Ces newsletters naissent soit de journalistes qui souhaitent aborder des sujets systématiquement rejetés par leur rédaction, soit elles émanent de personnes qui, à force d'échanger de plus en plus d’articles entre elles concernant une thématique, décident de créer une newsletter par esprit pratique : au lieu de copier-coller 10 fois les liens des articles qui les intéressent pour se les envoyer, elles les rassemblent en une newsletter qui touchera directement toutes les personnes intéressées.

Petit tour non exhaustif des newsletter qui ont fait beaucoup parler d'elles :

Les Glorieuses

Créée en 2015 par Rebecca Amsellem, "Les Glorieusesoffre un édito fort qui déconstruit les idées reçues sur des thématiques généralement liées à l'égalité des sexes.

Quoi de meuf

Lancée en janvier 2017 par Mélanie Wanga et Clémentine Gallot (journalistes françaises), "Quoi de meuf" offre les liens les plus importants vers la pop culture et le féminisme

La newsletter de Titiou Lecocq pour Slate

Titiou Lecocq, blogueuse sur GirlsAndGeek, est aujourd'hui également connue pour son livre "Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale". Toutes les semaines, elle décortique ses flux d'actualité pour nous en extraire la substantifique moelle à la sauce Titiou dans une newsletter diffusée par Slate.

Women Who Do Stuff

Contrairement à son nom anglophone, cette newsletter française propose 4 à 5 articles par mois dans sa "newsletter culturelle inclusive dans vos boîtes mails toutes les deux semaines".

 

Rappelons que le principe - et les raisons du succès - de ces newsletters, c'est la "curation" améliorée qu'elles proposent. Elles vont se distinguer dans le ton et l'éditorialisation des liens qu'elles collectent (des "hate lists", des "glorieuses de la semaine", recommandations culturelles ou personnalités à suivre...).

En un an, "Les Glorieuses" sont passées de 20 000 à 80 000 abonnés. Les newsletters restent un espace extrêmement rare sur le net où il est possible de mener une réflexion constructive sans censure ni troll.

Un peu comme les fanzines bricolés dans les années 90 : motivées par une même envie de transmettre, elles constituent de gros fourre-tout riches en informations personnalisées et rédigés avec les codes du web (ironie, GIFs ou les belles illustrations, qu’on a vraiment envie de partager) qui tombent chaque semaine ou chaque mois à pic. C’est un peu comme recevoir le mail d’une copine bienveillante, drôle, avec son langage inventif et renseigné.