La Théorie du Y au FIFF : "Les webséries sont modernes et réactives"

La Théorie du Y au FIFF : "Les webséries sont modernes et réactives"
La Théorie du Y au FIFF : "Les webséries sont modernes et réactives" - © Tous droits réservés

Le Festival International du Film Francophone de Namur organisait ce lundi, pour la première fois, une projection de webséries.

Au menu : les 4 premiers épisodes des webséries "La Théorie du Y" (RTBF), "Face au Diable" (France Télévisions) et "L'Âge Adulte" (Radio-Canada). Nous avons assisté à la séance de 13h à laquelle étaient conviés 60 jeunes étudiants dans le cadre du FIFF Campus.

Quand on demande à ces jeunes en quoi ce qu'ils viennent de voir se différencie de la série traditionnelle, ce n'est pas le format plus court qui les marque mais plutôt "le ton audacieux dans le message". Pour eux, la TV est conservatrice.

Sarah Sepulchre, de l'observatoire du récit médiatique de l'UCL, développe : "La websérie est clairement moins sujette à l'auto-censure. Elle n'a pas besoin d'être rassembleuse comme la TV et peut donc allez chercher des publics de niches. On l'a vu dans 2 des 3 webséries présentées aujourd'hui, qui vont chercher des publics LGBT."

Deux autres avantages sont soulignés par la chercheuse louvaniste : "Comme la websérie est plus légère à produire, elle est aussi beaucoup plus réactive sur les sujets de société. On le voit avec 'Face au Diable' qui rebondit sur l'actualité de la politique française. Et aussi, le format court permet de resserrer le propos : on s’embarrasse de moins de détails ou de lourdeurs narratives." Et d'ajouter sous forme de boutade : "Une série comme Grey's Anatomy devrait s'en inspirer" (approbation de la salle).

Cette séance spéciale du FIFF aura peut-être permis à plusieurs jeunes de découvrir le format websérie et d'aller voir les suites de ces productions, c'est tout ce qu'on se souhaite en tout cas.