Epsykoi : Un webdoc pour sensibiliser les jeunes aux troubles mentaux

Epsykoi : Un webdoc pour sensibiliser les jeunes aux troubles mentaux
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Epsykoi : Un webdoc pour sensibiliser les jeunes aux troubles mentaux - © Tous droits réservés

Prévenir les troubles de la santé mentale et déstygmatiser la psychiatrie chez les jeunes, voilà les objectifs du webdoc Epsykoi mis en ligne depuis ce début d'année.

Entre définitions, témoignages et expertises, Epsykoi défait le tabou bien souvent lié aux troubles de la santé mentale. Pourtant, la maladie n'est pas une fatalité : selon les études, une prise en charge précoce réduit considérablement l'aggravation des troubles et les hospitalisations répétées. Mieux, le webdoc démontre que vivre une vie accomplie avec un trouble psychiatrique est tout à fait envisageable.

A l'origine du projet, il y a Violette Vanoye, psychologue en psychiatrie à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Avec une de ses collègues, elle a porté à bout de bras pendant près de 3 ans son projet de webdocumentaire.

Organisé autour de quatre thèmes (la dépression, l'angoisse, les addictions et le sentiment de persécution), traités sur un ton décalé, Epsykoi propose des témoignages de jeunes malades et de leurs familles et des éclairages de psychiatres dans un contexte bienveillant et ludique.

L’adolescence est communément le lot de quelques tourments sans conséquences, propres à ce moment charnière de la vie, mais elle est aussi témoin des premiers symptômes de la maladie mentale. Alors que les patients plus âgés, installés dans leurs maladies, sont bien pris en charge, les jeunes qui présentent des premiers signes de fragilité psychologique passent bien souvent entre les "mailles du filet", analyse Violette Vanoye.

Le repérage précoce permet alors deux choses : soulager les jeunes de leur souffrance, mais surtout améliorer leur pronostic. "Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas de fatalité. Aujourd'hui on guérit un patient sur trois. Ils seraient plus nombreux si le retard n'était pas en moyenne de deux ans pour la schizophrénie et de dix ans pour les troubles bipolaires", ajoute la psychologue.

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