Empreinte Digitale : Self Story et Mortus Corporatus gagnantes de la Connect E Cut

Empreinte Digitale : Self Story et Mortus Corporatus gagnantes de la Connect E Cut
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Chaque mercredi à 13h30, RTBF Webcréation débarque sur Pure FM pour une chronique hebdomadaire dans "Empreinte digitale", le rendez-vous des connectés avec Maya Cham aux commandes. Écoutez le podcast.

La première édition de la Connect E Cut se tenait ce week-end à Séloncourt, petite ville de 6000 habitants dans l’Est de la France. Deux webséries y ont été récompensées. La première, "Self Story" a remporté le prix du jury. Cette websérie s’intéresse à Adalbert, un jeune homme comme tout le monde qui s’apprête à se rendre à un rendez-vous avec une fille. Jusque-là c’est super banal, sauf que la série a évidemment une particularité : il s’agit d’une fiction participative dans laquelle les internautes peuvent voter pour la suite. Et les internautes ont été carrément sadiques, le pauvre Adalbert est malmené pendant les 7 épisodes de la première saison. Dès l’épisode 1, on le retrouve face à un templier plié. Puis il sera confronté à une mémé éméchée, à un super-héros, et même au kidnapping de la fille qu’il devait voir.

C’est un peu le même principe que les livres dont on est le héros, sauf qu'en littérature c'est assez facile d’écrire plusieurs possibilités. Mais en websérie il faut aussi les tourner. On a donc des épisodes qui sont plus espacés dans le temps, environ 1 par mois pour la première saison. Il faut en effet le temps de les écrire, de les tourner, de les monter, puis de recueillir les votes pour l’épisode suivant. C’est un gros défi, surtout que ça coûte beaucoup plus cher à faire qu’un tournage de 7 épisodes ramassé sur 2 ou 3 semaines. Si SelfStory peut se le permettre, c’est parce qu’il s’agit d’une fiction semi-amateur où l’équipe n’était pas payée. Mais ça fonctionne plutôt bien, et la qualité de la production s’améliore nettement en saison 2.

Autre websérie française, "Mortus Corporatus" remporte elle le prix du public. Pour les connaisseurs, il s’agit d’une sorte de "Dead Like Me" à la française. "Mortus Corporatus" s’intéresse en effet aux faucheurs d'âmes. La Mort est ici à la tête d’une véritable multinationale et la websérie s’intéresse à ses employés dans leurs missions mortelles.

Avec ces deux séries au très petit budget, on sent que le festival Connect E Cut a voulu envoyer un signe encourageant à ceux qui essayent de produire de la fiction avec leurs moyens et qui arrivent à des résultats plutôt convaincants. "Mortus Corporatus" a été financée grâce à quelques partenaires locaux et à une campagne de crowdfunding. Le but de l’équipe de prod était d’atteindre au moins les 10.000 vues sur YouTube pour se faire repérer et pouvoir produire une saison 2 avec un vrai budget. L’objectif de visibilité est clairement atteint, on leur souhaite bonne chance pour la suite…