Empreinte Digitale : "Dramaworld" et "Whatever Linda"

Empreinte Digitale : Dramaworld et Whatever Linda
Empreinte Digitale : Dramaworld et Whatever Linda - © Tous droits réservés

Cette semaine, "Empreinte Digitale" sur Pure FM passe en revue les lauréats du Marseille Web Fest qui s'est clôturé samedi dernier. La webcréation a noté 2 webséries de genre qui ont bien mérité leur prix !

La grande gagnante qui a remporté le prix du Jury s’appelle Dramaworld, websérie américano-coréenne où l'on suit les aventures de Claire Duncan, étudiante américaine qui est obsédée par les séries dramatiques coréennes. Un soir, alors qu’elle est totalement absorbée par un épisode, par un concours de circonstances magiques, elle est aspirée par son smartphone, et se retrouve plongée dans sa série préférée. Le public est, du coup, lui aussi immergé dans les codes des séries dramatiques coréennes. Ces fameux "k-dramas" sont basés sur une histoire familiale et illustrent une lutte entre riches et pauvres autour d’un trio amoureux. Ici, le tout est réalisé à la sauce américaine avec une héroïne au look geek et un peu punk : on se laisse séduire. Les 10 épisodes regorgent de caméos avec des stars de la k-pop (la culture populaire coréenne).

Parmi les autres webséries gagnantes, notons Whatever, Linda qui a gagné le prix pour la meilleure actrice (Hannah Cheesman). Linda, une secrétaire fauchée, divorcée, qui arrive sur ses 30 ans, décide de faire fortune à Wall Street en recourant à un système Ponzi (montage financier frauduleux). La websérie est inspirée des événements réels autour du scandale de Bernard Madoff, un escroc financier américain inculpé en 2008. Le ton est donné d’emblée : New York, 1978, les vêtements vintage, l’image vintage elle aussi, filtrée, plus agitée et réaliste qu'un "Mad Men", mais au potentiel photographique équivalent. Le sexisme lui, est aussi présent, mais plus osé, plus web, avec des scènes plus gores. La musique originale renvoie furieusement au Beatles. Cette websérie canadienne est co-écrite par l’actrice même Hannah Cheesman et réalisée par Matt Eastman.