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Un job étudiant à la fin de la dernière année d'études? Attention, ce n'est pas si simple...

Chaque lundi dans Vivre Ici, nous vous donnons des conseils et des bons plans en rapport avec les jobs étudiants. Cette semaine, Adeline Dujardin d'Infor Jeunes nous explique le béaba du job étudiant.

Qu’en est-il des étudiants qui viennent de terminer leurs études en juin, et qui ne continuent plus d’autres études ? Peuvent-ils travailler cet été ?

Dans la pensée collective, on considère généralement que l’été est rattaché à l’année scolaire précédente, et donc que le jeune reste en quelque sorte étudiant jusque septembre. D’ailleurs, beaucoup de jobistes diplômés en juin ne se posent même pas la question et travaillent pendant leur " dernier été en tant qu’étudiant " entre guillemets. Mais ça, évidemment, ce serait trop facile. En Belgique, on aime bien les complications…     

C’est-à-dire ? Qu’est-ce qui coince ?

C’est-à-dire que toutes les institutions compétentes en la matière ne sont pas d’accord entre elles. Ou plutôt, il y en a une qui est contre, et pas de chance, c’est finalement celle qui a le pouvoir d’imposer des sanctions, c’est le Contrôle des Lois Sociales.        

Pourtant quand on se renseigne sur le sujet on constate que l’ONSS, l’ONEM et les caisses d’allocations familiales acceptent bel et bien qu’un jeune puisse jobber durant les vacances d’été qui suivent la fin de ses études (avec une limite fixée au 30 septembre) ?!

Absolument, il est même possible d’avoir un job étudiant ET de commencer son stage d’insertion professionnelle en même temps, le tout en respectant certaines limites. Autrement dit, d’un côté il y a tout un cadre légal qui permet de jobber pendant ses dernières vacances, et d’un autre côté, un autre cadre légal qui, lui, ne le permet pas …

Qu’en pense Infor Jeunes ?

Bien sûr, pour commencer on ne trouve déjà pas cela normal que toutes les institutions n’aient pas le même son de cloche. Mais on déplore surtout que le CLS ne soit pas plus clément pour les dernières vacances d’été d’un étudiant, en sachant que c’est sa dernière chance de se faire de l’argent de poche avant de trouver un travail, et on ne sait jamais combien de temps cela va prendre. Si le jeune n’a pas sa famille derrière lui pour l’aider jusqu’à ce qu’il trouve un boulot, ce dernier salaire de job étudiant peut être salvateur …          

Quelles sont les risques/les éventuelles sanctions ? 

Si le jeune est contrôlé par le CLS, alors son contrat étudiant devra être transformé en contrat ordinaire ; et ça aura toutes sortes de conséquences au niveau des cotisations sociales, des allocations familiales, des impôts, … Les conséquences que l’on connaît lorsqu’on est un travailleur ordinaire et pas étudiant, tout simplement. 

Il faut aussi savoir que le jeune pourrait, par exemple, être amené " rembourser " la différence entre ce qu’il a payé comme cotisations en tant qu’étudiant et ce qu’il aurait dû payer en tant que travailleur ordinaire (parce qu’il n’aura payé que 2,71% de cotisations au lieu de 13,07%).

 

Et le patron, dans tout ça ? Il risque quelque chose ?

En fait, le patron est censé s’assurer lors de l’engagement que le jeune est toujours bien considéré comme étudiant et il pourrait recevoir une amende pour avoir engagé, sous contrat d’étudiant, un jeune qui ne l’était plus.

Pour les cotisations, c’est la même chose pour le patron que pour l’étudiant : les cotisations patronales pour un étudiant sont moindres que pour un employé ordinaire, et donc, il pourrait aussi être amené à rembourser la " différence ".

N'hésitez pas à vous rendre sur le site www.actionjob.inforjeunes.be qui reprend toute la législation, un tas de conseils pratiques et les différents centres Infor Jeunes. 

 

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