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Le 560ème Cwarmê malmédien : une pure tradition wallonne

Si vous êtes tenté de vous rendre au carnaval de Malmedy et que la chose " carnavalesque " vous est peu familière, surtout ne cherchez pas le prince carnaval et n’attendez pas un public s’écriant Alaaf ! Rien de tout cela au Cwarmê – le nom en wallon du carnaval de Malmedy – car vous serez plongé au cœur d’un événement typique de la Wallonie profonde.  

 

Le Wallon, langue unique du Cwarmê !

 

Ici, la langue obligée et véhiculaire des journées de carnaval est le wallon à nulle autre exception. C’est en effet une tradition historique qui a entretenu le wallon lors des festivités du Cwarmê ; la région a été brimée de son wallon pendant un siècle, et lorsqu’ au 19ème siècle, l’on remit au goût du jour les festivités du carnaval – dont on retrouve déjà des traces écrites en 1459 -, les Malmédiens de l’époque n’ont pas inventé un folklore nouveau : ils ont tout simplement conservé leur wallon pour présider aux destinées de leur Cwarmê.

Voilà pourquoi, aujourd’hui à Malmedy, lors du Cwarmê, on chante, on rit ,on se moque, on taquine en wallon ; les plus jeunes n’hésitent même pas à suivre des formations de wallon afin de perpétuer le dialecte au Cwarmê, notamment pour entonner les chants wallons qui résonnent aux quatre coins de Malmedy lors du Cwarmê.

 

Les masques jouent leur rôle

 

Autre particularité, le Cwarmê est un  carnaval de rue : aux antipodes d’une parade telle que l’on peut en voir dans les carnaval rhénans, le cortège, point d’orgue des festivités prévu le dimanche 11 février, rassemblera les quinze masques traditionnels du Cwarmê; la plupart d’entre eux jouent un rôle et font participer le public, que ce soit le Vèheu (le putois) qui taquine le public avec une vessie de porc, ou bien sûr la haguète dont le hap-châr se déploie jusqu’aux chevilles d’un spectateur pour l’obliger à dire pardon à genou ! Si la haguète est le masque le plus connu et le plus prestigieux du Cwarmê, chaque masque revêt une importance folklorique, depuis " la grosse police " qui annonce les festivités jusqu’au longuès brèsses qui chatouillent les chevelures à l’aide de bras démesurés, en passant par le cwapî ( le cordonnier), les Boldjîs (les boulangers),  et bien sûr le Trouvlè, sorte de patron du Cwarmê au rôle sérieux de chef du cortège, qui règne en quelque sorte sur le carnaval puisqu’on lui aura remis la veille les clés virtuelles de la Ville.

A Malmedy, tout commencera en effet le samedi 10 février à 14h45 par l’ouverture officielle du Cwarmê et la remise des pouvoirs au Trouvlè, dans une cérémonie tout en wallon où les orateurs envoient des piques humoristiques liées à la vie locale, suivie à 16h15 d’un premier cortège carnavalesque animé par cinq sociétés de musique. Mais c’est bien sûr ce dimanche 11 février que le Cwarmê connaîtra son apogée avec à 13h la danse de la haguète et des Arlequins place Albert 1er , prélude au départ à 14h, place de Rome, du grand cortège qui rassemblera 2500 personnes, masques traditionnels et groupes musicaux confondus, dans une liesse généralisée. La fin du cortège marquera le début de la grande " Bâne Corante ", le vrai carnaval de rue où les masques traditionnels joueront à fond leur rôle respectif jusqu’au bouquet musical final place Albert 1er prévu à 18 heures ; et comme dans tout carnaval, les festivités se poursuivront de longues heures encore dans les salles et cafés du centre-ville.

Après une journée de lundi consacrée aux rôles , ces revues satiriques jouées sur scène ambulantes, le mardi 13 février sera synonyme de clôture avec à 19 heures le brûlage de la Haguète place Albert 1er, marquant la fin de l’édition 2018 du Cwarmê.

Vu la foule annoncée – chaque année aux environs de 15.000 spectateurs – il est vivement conseillé d’arriver tôt et d’utiliser les parkings gratuits extérieurs au centre. Une zone pour les PMR est également prévue place du Parc.

Infos générales : www.malmedy.be

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