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Privilégiez les circuits courts et les producteurs locaux…

Privilégier les circuits courts et les producteurs locaux…
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Privilégier les circuits courts et les producteurs locaux… - © Tous droits réservés

Une nouvelle manière d’envisager de se nourrir pendant ce confinement.

Manger fait partie de nos besoins de base explique Sabine Meunier "Madame Zéro Déchet de VivaCité" ! Bon nombre d’études nous ont déjà dépeint les conséquences néfastes de tous ces aliments issus de la fabrication ou la transformation industrielle. Conservateurs, additifs, colorants et exhausteurs de goût en tout genre. On ne sait plus vraiment ce qu’on mange et comme le dit Pierre Rabhi, on ne doit plus se souhaiter " bon appétit " mais plutôt " bonne chance " !

Heureusement, pas mal de gens se sont déjà opposés à ce système alimentaire en se tournant vers les producteurs locaux et le bio. On peut donc penser que ce confinement peut être aussi le bon moment pour penser changer nos mauvaises habitudes et prendre le temps de concrétiser ces changements.

Un producteur local va produire une alimentation plus saine, de qualité, à plus petite échelle

Il respecte la biodiversité et les lois de la nature. Il va se garder d’utiliser tout un stock de produits chimiques pour que ses légumes soient soit disant plus forts, ou calibrés. Le producteur local va respecter le rythme des saisons et nous rendre un peu de bon sens dans notre manière de manger. Les fraises ne poussent pas en janvier ni même en mars, elles arrivent vers mai juin en Belgique. Les tomates et les concombres, c’est pareil. Ce sont des légumes d’été et pourtant, vous allez trouver des recettes sans aucun respect de la saison. Et donc on force la planète à produire quelque chose qui n’a pas de sens.

Nous, êtres humains, faisons partie de cette nature et si on l’oublie, un jour, elle ne nous offrira plus rien.

Les producteurs travaillent et produisent près de chez nous. Dans un périmètre de moins de 10kms, vous pouvez trouver toute une série de produits de base. Et oui ! Produits de base signifie que c’est à vous de les transformer et pas à une usine, ni à des machines. Vous allez donc devoir chercher des recettes, redécouvrir le vrai goût de certains légumes ou fruits, apprendre à connaître de nouveaux produits et trouver les recettes qui raviront vos papilles. Vos produits seront d’autant plus savoureux.

Est-ce que ça va vous coûter plus cher ?

Pas toujours, parfois c’est même l’inverse et on pourrait être étonné, parfois oui c’est un peu plus cher, de quelques cents. Mais parce que derrière votre produit se cache le travail de votre producteur, son temps, sa connaissance, le soin qu’il a mis pour obtenir un produit de qualité. Vous soutenez aussi quelqu’un que vous allez connaître et apprécier.

Comme vous ne pouvez acheter que les produits de base, toutes les sirènes du marketing du supermarché peuvent se rendormir. Vous achetez moins, vous écoutez plus vos besoins et donc au final, vous faites quand même des économies.

Vous visez le zéro déchet !

Vos légumes et vos fruits n’ont pas pris l’avion, ne sont pas emballés dans des emballages toxiques et qui prennent de la place. Votre poubelle n’en sera que plus légère.

Mais tout ça, c’est très bien parce qu’il y a confinement. Et après ?

Il est plus qu’urgent de repenser notre manière de consommer. Aujourd’hui, c’est le covid-19, et demain ? Les études de collapsologie démontrent que si nous devons faire face à une crise alimentaire, une ville comme Paris ne tiendra pas plus de 4 jours pour nourrir sa population. Il faut donc d’urgence créer une ceinture verte, une ceinture alimentaire autour des grandes villes. Cela signifie encourager le développement des producteurs locaux pour que ce soient eux qui nourrissent principalement la ville qu’ils entourent. Sans ça, si nous continuons encore à dépendre des importations depuis l’Espagne, les pays du Sud, d’Amérique ou d’Asie, nous allons aggraver nos difficultés.

Manger local, c’est donc manger plus sainement, c’est mieux respecter la planète dans ses rythmes et son énergie, c’est surtout se garantir d’être en bonne santé, ça jouera énormément sur notre portefeuille, c’est aussi un retour vers l’humain.

"Le plus difficile, ce sera certainement de vous déconditionner de vos mauvaises habitudes et d’oser ne plus entrer dans un supermarché", rappelle Sabine Meunier.

Plus d'infos sur la page FaceBook :  Atelier Zéro Déchet - Les Ecolibris

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