Vivre ici Bruxelles

Plus d'infos

Quel vin avec une bonne frite mayo ?

Heureusement pour nous, les friteries sont restées ouvertes et en fonctionnement. Elles servent de bonnes petites choses à toute heure du jour, pour la nuit, il y a le couvre-feu. Bref, on peut encore manger une frite sur un banc public et en amoureux qui se bécotent comme dans la chanson de Georges Brassens ou l’emporter à la maison, s’il n’y a pas de banc ou si on n’est pas amoureux ou si on est amoureux mais qu’on n’a personne à bécoter. Et là, bardaf, se pose la question de boire et du vin.

Rafraîchir

Il faut un vin acide et qui rafraîchisse et réciproquement. En fait, l’acidité du vin contrebalance le gras du mets. C’est un accord en opposition. Question gras avec une frite et de la mayo on est servi. L’acidité du vin aura comme un effet nettoyant sur la cavité buccale. On peut franchement privilégier des vins très acides, des vins qui vous feraient peur tellement ils semblent acides, genre on craindrait d’y dissoudre une molaire. En fait, l’acidité sera atténuée par le gras de la frite mayo. De nouveau l’accord en opposition.

Des vins bien acides

Un vin avec une belle réputation d’acidité est le fameux muscadet. Les muscadets sont des vins produits en Loire atlantique, avec le cépage muscadet, on n’a pas inventé l’eau chaude, pour du vin c’est logique. Le muscadet a été pendant un certain temps le symbole du vin de troquet, pas cher, moins cher que l’eau. C’était le temps d’avant ça.

Avec un cervelas

Ah, le cervelas, ça c’est quelque chose. Déjà la composition c’est tout un poème. J’ai vérifié celle du cervelas du grossiste Vanreusel de chez nous, la voici pour les choses principales : du poulet séparé mécaniquement bref tout ce que vous ne voulez pas savoir, du collagène, du lard de porc, de l’amidon de blé, du sel (et agent conservateur E250), de l’émulsifiant : E451i, du glutamate monosodique : E421, du dextrose, antioxydant : E330… On oublie tout ça, car la seule question avec le cervelas est chaud ou froid ;-)

Question vin, on peut filer sur des rouges légers et frais. Ce n’est peut-être pas la saison pour se farcir un rouge froid dans le froid du banc public avec un cervelas froid, mais autant tenter l’expérience. Après, quand tout sera redevenu comme avant, on le regrettera. On peut prendre un beaujolais. C’est parfait.

Et pour la bière ?

La chope classique, la canette si on est à la friterie, va très bien. Maintenant, on peut essayer des bières différentes. Duvel par exemple vient de lancer une nouvelle bière, la 666, comme le diable. Ils jouent sur les mots, duvel, duivel, diable et 666. La bière fait exactement 6,66% d’alcool, on fait dans le subtil. La brasserie, toujours familiale, Duvel-Moortgat, se lance dans le segment des bières moins fortes. La Duvel tape sur les 8,5% . Fabrice Bucella a pu déguster en avant-première en préparant la chronique, selon lui, elle passe fort bien. Avec une frite c’est un régal car elle est rafraîchissante et douce, l’amertume n’est pas trop forte.

La touche bruxelloise

Il y a les gueuzes. Une gueuze ça va avec tout. Sinon, Bruxelles regorge de petites brasseries artisanales qui font des produits magnifiques. On a la brasserie de l’Hermitage avec la Lanterne, ou la brasserie En Stoemelings avec le Curieuze Neuze, ce sont des supporters de l’Union les peys d’En Stoemelings.

Frites mayo, vin ou bière, il n’y a qu’une solution, c’est la dégustation.

Chaque semaine, Fabrizio Bucella nous livre ses pépites sur le monde du vin et de la bière dans Vivre Ici Bruxelles. N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de son école d’œnologie Inter Wine and Dine pour en savoir plus.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK