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Que faire ce week-end : Si on en apprenait plus sur le début de la Seconde Guerre mondiale

Que faire ce week-end : Si on en apprenait plus sur les 80 ans du début de la Seconde Guerre mondiale
Que faire ce week-end : Si on en apprenait plus sur les 80 ans du début de la Seconde Guerre mondiale - © bruev - Getty Images/iStockphoto

Alain Jourdan revient aujourd'hui, dans un Curio Junior Magazine que vous retrouverez en téléchargement gratuit sur le site www.jereussis.be, sur les commémorations, les films, les émissions spéciales qui parleront des débuts de la Seconde Guerre mondiale. Il fait le point, pour nos enfants qui ne les connaissent pas, mais aussi pour les grands qui les ont oubliés, non seulement sur certaines croyances, mais aussi sur certains mensonges souvent colportés par nos voisins français, sur nous, les Belges...

Alain Jourdan a voulu remettre certaines choses au clair, au sujet de l’attitude des Belges, en 1940, au début de la guerre. Pourquoi ?

Cet été, nous commémorerons les 80 ans du début de la Seconde Guerre mondiale à l’Ouest, c’est-à-dire chez nous, en France et en Hollande. Et comme souvent, nos enfants et nous-mêmes, nous allons entendre nos voisins français parler de leur défaite en l’expliquant par le manque de combativité belge !

C’est donc faux, quand les Français disent que nous avons précipité leur défaite ? Mais pourquoi ont-ils dit cela ?

Tout simplement pour trouver des excuses à leur déroute.

Le chef du gouvernement français va même mentir à la radio, en disant que les Belges ont capitulé sans condition, en rase campagne. Pour les soldats, c’est considéré comme un véritable déshonneur. D’autant plus que nous n’avons pas " capitulé ", et encore moins " en rase campagne " ! Nous avons signé un armistice, ce qui est fondamentalement différent.

 

Les Français ont très rapidement su qu’ils étaient battus. Pas suite à ce qui s’est passé avec les Belges ! Mais avec le franchissement des Ardennes françaises, à Sedan, par les blindés allemands.

Et en plus, nous avons bien combattu !

Oui !

En raison de leur bravoure, les officiers belges pourront même conserver leurs armes.

 

Le célèbre Rommel a d’ailleurs dit de nos Chasseurs Ardennais, je cite : " Ce ne sont pas des hommes, mais des loups verts " quand nous nous sommes repliés en Flandre. Nous avons fait subir aux Allemands des pertes supérieures à toutes celles qu’ils avaient subies avant.

 

Et, au final, pour des gens qui n’avaient soi-disant pas combattus, en 18 jours, nous avions 6 000 soldats tués et près de de 16 000 blessés.

Et, surtout, c’est nous qui avons été trahis.

Oui, et ça a commencé bien avant la guerre ! Déjà quand les Français n’ont pas continué la Ligne Maginot tout le long de la frontière belge, soi-disant pour ne pas que l’on pense qu’ils se méfient de nous. En réalité, ils voulaient seulement essayer de refaire comme en 1914, c’est-à-dire laisser une porte ouverte aux Allemands pour que l’on se batte surtout en Belgique.

Puis il y a eu les Anglais qui, un peu avant la guerre, ont proposé le Congo belge à Hitler à condition qu’il arrête ses revendications en Europe. Ensuite, sans nous prévenir, ces mêmes Anglais vont nous laisser seuls pour se replier sur Dunkerque.

Lord Gort, qui commandait les Anglais en Belgique, demandera carrément à ses officiers, je cite : " Les Belges vont-ils nous prendre pour des salauds ? "

Une fois que les Anglais nous aurons abandonnés, les Belges combattrons encore pour permettre aux Français de se replier et nous les transporterons même dans nos propres camions.

Ce n’est qu’une fois épuisés, à court de munitions, que les Belges arrêteront le combat en demandant un armistice le 28 mai.

Et l’attitude de la population française, qui n’était déjà pas trop sympa, ne va pas aller en s’améliorant…

Déjà avant la capitulation du 28 mai, l’accueil en France fut loin d’être chaleureux partout. En mai 1940, la chaleur était accablante et certains Français en profitaient pour faire payer un simple verre d’eau.

 

Après la capitulation, ce fut pire. On refusait à boire aux Belges, en les traitant de " traîtres ", on refusait de leur vendre le pain des Français.

Dans les rues, les commerces mettaient des affiches avec le message : " Rien pour les Belges ".

Les Flamands étaient traités de " Boches du Nord ! "

On arrachait les décorations à certains de nos militaires et des Belges, logés chez l’habitant, ont été expulsés, parfois avec leurs objets personnels, jetés dans la rue.

L’évêque de Lourdes, interdira même aux prêtres belges de dire la messe et de confesser, sous peine de péché mortel !

 

Il y a tant et tant à raconter sur les débuts de cette guerre ! On en parle d’ailleurs bien en détail dans notre dossier consacré à la Seconde Guerre mondiale : jereussis.be

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