Viva Week-end

Tous les samedis et dimanches de 06:00 à 09:00 sur Vivacité

Plus d'infos

La balade de Carine : Saint-Materne de Walcourt : une statue attire la foule

La balade de Carine : Saint-Materne de Walcourt : une statue attire la foule
2 images
La balade de Carine : Saint-Materne de Walcourt : une statue attire la foule - © MRPD

Certains la dénomment Notre-Dame de Walcourt. Son histoire interpelle autant qu'elle ne fascine. Comment une petite ville bénéficie-t-elle d'une basilique ? Pourquoi une statue de la Vierge attire-t-elle autant de visiteurs ?

Les premières pierres de l'édifice religieux catholique furent posées au 11e siècle. D'origine romane, la collégiale primitive est transformée au Moyen Age en église gothique à cinq nefs.

Edifiée sur un éperon rocheux dominant d'une trentaine de mètres le paysage, la basilique construite en pierre grise calcaire du pays est visible de loin et impressionne de par ses dimensions. Son clocher du 12e siècle flanqué d'une flèche de quatre tourelles, surmonté d'un bulbe est l'image emblématique de Walcourt. Si certaines parties basses et fondations présentent les caractéristiques du style roman, l'édifice actuel et largement gothique.

 

Sa consécration est relativement récente puisque ce n'est que le 23 mai 1950 que le pape Pie XII élève la collégiale Saint-Materne au rang de basilique mineure.

 

En 1928, un important incendie ravage le bâtiment. Alors que la collégiale est presque entièrement détruite, la statue de la Vierge, œuvre de Saint-Materne, qui se trouvait dans l'église apparaît au-dessus des flammes et se pose sur un arbre dans un jardin voisin. On ne parvient pas à la descendre. Appelé sur les lieux, le seigneur de Walcourt promet de reconstruire la collégiale et fonder un monastère, prémices de l'abbaye du Jardinet.

Au-delà de la légende ou corrélation avec l'histoire imaginaire, les faits sont que le chœur de la collégiale est effectivement construit entre 1225 et 1250 et que le seigneur a comme il l’a promis fondé une abbaye cistercienne.

 

Depuis le 13e siècle, la statue miraculeuse attire la foule. Malgré les vicissitudes des temps avec leur pillage suivi de reconstruction, le sanctuaire marial reste toujours autant populaire. Au Moyen Age, nombreux étaient les pécheurs repentis qui, en guise de pénitence, faisaient un pèlerinage à Notre-Dame de Walcourt.

 

En 1329, beaucoup implore la Vierge Marie lors d'une épidémie de peste qui ravage la ville. En reconnaissance, une procession traverse toute la seigneurie, ancêtre de ce qui deviendra plus tard le grand tour de la Trinité. Malgré le coup de frein engendré par les troupes révolutionnaires françaises, les pèlerins viennent en nombre au 19ème et 20ème siècles. En 1907, 40 000 personnes prennent part à la procession de la Trinité.

 

La Basilique recèle de nombreux trésors comme la statue Notre-Dame de Walcourt, le jubé offert par Charles Quint, les stalles, la sacristie et des pièces d’orfèvreries.

Walcourt

Les origines de la ville remontent au Moyen Age. Walcourt naît sur une étroite colline qui s'incline d'un côté vers l’Eau d’Heure et de l'autre sur le ruisseau d’Yves.

Aujourd'hui encore, le bourg conserve sa configuration typique de ville fortifiée qui était jadis entourée de murailles flanquées de tours et percés de portes avec pont-levis.

 

Sur les hauteurs, faisant office de point de repère pour les habitants et la région, la basilique Saint-Materne, faite de calcaire bleu du coin, trône sur son éperon rocheux et semble protéger la ville et ses âmes.


La situation de Walcourt présente beaucoup d’analogies avec la ville de Thuin : comme beaucoup de localités bâties à flanc de coteau, elle possède plusieurs ruelles en escaliers, de vieilles maisons, des jardins étagés dont certains sont véritablement suspendus. On pénètre dans la ville en passant sous une vieille voûte, l’une des cinq portes de l’ancienne forteresse.

Le pot de Charles Quint

En visite, l’empereur fit escale dans une auberge. Grand amateur de bière, il demanda à goûter le breuvage du coin. Intimidée par son prestigieux client, la patronne lui tendit un pot de bière en le tenant par l’anse. Charles Quint ordonna à son serviteur de faire livrer à l'aubergiste un pot à 2 anses pour que lors de sa prochaine visite, il puisse prendre le pot d'une seule main.

Pour plus de balades en Belgique et ailleurs, rendez-vous dans Viva Week-end les samedis et dimanches de 6h à 9h sur VivaCité.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK