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La balade de Carine : Il faut sauver la chouette chevêche

La balade de Carine : Il faut sauver la chouette chevêche
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La balade de Carine : Il faut sauver la chouette chevêche - © Benoît Gauquie

En Hainaut et dans le nord de la France, une petite chouette diurne fait l’objet d’une attention particulière. Les Parcs Naturels des Plaines de L’Escaut, des Hauts Pays, du Pays des Collines en Hainaut et de ceux de la Scarpe Escaut et de l’Avenois dans le nord de la France se sont associés pour poser plus de 300 nichoirs dans des endroits propices à la nidification de la chevêche, menacée dans leurs territoires respectifs.

Pourquoi faut-il préserver la chevêche ? 

Bien que la répartition de l’animal soit stable en Europe, les effectifs de la chevêche sont en déclin en Wallonie. Les repérages ont permis de constater une diminution de la population. L’espèce est quasiment menacée. Responsables et bénévoles ont envisagé toutes les solutions afin d’éviter que la chouette ne soit prochainement répertoriée sur liste rouge. 

La vulnérabilité de ce rapace diurne est en partie due à l’évolution de la matrice paysagère et au déclin des prairies, de l’élevage et à la diminution des alignements de saules têtards, là où elle aimait nicher. 

Elle apprécie aussi les cavités d’arbres, des vieilles bâtisses de ferme et les cabanons de prairie pour le bétail. Elle trouve plus difficilement refuge dans les fermettes joliment restaurées et dans les exploitations agricoles modernes. Les pesticides et biocides divers l’ont privé de nourriture dans les champs d’exploitation où elle aime chasser les grands insectes et manger des vers de terre. 

La voiture est également une de ses redoutables prédatrices. On a malheureusement constaté une augmentation du taux de mortalité de la chouette chevêche due aux collisions. 

 

300 nichoirs 5 étoiles !

Responsables et habitants des entités paysagères ont donc mis en place des groupes de travail pour inventorier la chevêche en vue de poser des nichoirs dans des endroits peu fréquentés par la fouine et la hulotte, ses principaux prédateurs, loin des parcs et des bois. Au crépuscule parce que c’est à ce moment qu’il est plus aisé d’observer les chevêches, bénévoles et responsables de projet ont écouté les mâles pour repérer les populations et les couples en particulier. Pas de comptages parce que la tâche serait périlleuse, voire quasiment impossible, mais des échantillonnages par carrés aléatoires.

 

Les habitations sécurisées accessibles aux oiseaux par un gros tube en PVC de 160 mm de diamètre, un dispositif efficace contre les fouines. Les nichoirs seront régulièrement entretenus pour observer l’espèce, baguer les oisillons et éviter les parasites. 

 

L’hirondelle après la chevêche

Forts de leurs expériences avec la chevêche, les acteurs des cinq parcs naturels mettent en place des groupes de travail pour mener des actions pour la sauvegarde et le bien-être de l’hirondelle en vue de renforcer sa population dans nos régions. Ils vont notamment installer des planchettes anti salissures parce que les colonies nuisent aux façades des maisons. 

 

11 parcs naturels en Wallonie, 900 en Europe

Le premier objectif d’un parc naturel est l’identité territoriale. On ne va pas étendre le parc à des communes qui ne seraient pas concernées par l’unité. 

Dans chaque parc, on veillera à intégrer l’activité humaine aux enjeux liés au patrimoine naturel et à l’agriculture.

On privilégiera les produits locaux, l’artisanat et les pratiques respectueuses de l’environnement et on sensibilisera les habitants à l’éducation du territoire.

 

La Wallonie compte onze parcs naturels : Burdinale et Mehaigne, Sources, Hautes Fagnes-Eifel, Deux Ourthes, Haute Sûre Forêt d’Anlier, Vallée de l’Attert, Gaume, Pays des Collines, Plaines de l’Escaut, Haut-Pays et Viroin-Hermeton. 

 

Il existe aussi plus de 900 parcs naturels en Europe. Principalement localisés en régions rurales, ils couvrent au total 350 000 km2

 

Mission fruits d’ici !

Depuis juillet 2017, la Fédération des Parcs Naturels de Wallonie mène un projet qui vise à développer les filières économiques pour la valorisation des fruits des vergers hautes-tiges. Les 11 chantiers didactiques se clôtureront en décembre 2019

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