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C'est l'histoire d'un animal : Deux animaux qui ont joué un rôle important lors de l'épidémie de peste noire

C'est l'histoire d'un animal : Deux animaux qui ont joué un rôle important lors de l'épidémie de peste noire
C'est l'histoire d'un animal : Deux animaux qui ont joué un rôle important lors de l'épidémie de peste noire - © Thorsten Nilson / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Alain, chroniqueur pour le site animalhisto.fr, vous fait voyager dans le temps. 

 

En novembre 1347, un bateau génois aborde au port de Marseille. 

 

À son bord comme sur tous les bateaux, les rats pullulent. Le problème est que ces rats-là sont porteurs de puces infectées par la peste noire et rapidement la peste va se répandre partout.

De Marseille, elle gagne Avignon, alors cité papale et carrefour du monde chrétien. Le nombre important de fidèles qui s’y rendent va aider à sa propagation partout en Europe.

En quelques années, l’épidémie décimera entre 40 à 50 % de la population européenne soit plus de trente millions de morts.

Nos régions reviendront à la population qui devait être celle de la Gaule.

 

On s’est longtemps interrogé sur les origines de cette épidémie et on s’est aperçu qu’elle était arrivée chez nous d’une manière bien surprenante…  

En 1346, les Mongols assiègent Caffa, un port génois de la mer Noire. Ces Mongols savent qu’ils sont atteints de la peste et ils ne trouvent rien de mieux pour vaincre les assiégés que de catapulter les cadavres de leurs morts par-dessus les murs de la ville qu’ils combattent…

Bien entendu, cette première guerre bactériologique ne réussit à personne et faute de combattants valides, Génois et Mongols finissent par signer une trêve.

Tout aurait pu s’arrêter là, mais les bateaux génois qui étaient restés coincés dans le port reprennent alors la mer et bien entendu ils emporter la maladie avec eux et la disséminer un peu partout.

Et pour lutter contre ce fléau à l’époque, il n’y a bien entendu, vous vous en doutez, aucun traitement. De plus, on ne sait pas encore que ce sont les rats qui propagent la maladie… et nos amis les chats, les ennemis naturels des rats, n’auraient pu rien faire parce qu’ils étaient rares, très rares pour la bonne et simple raison que, depuis le Moyen-Âge, les chats étaient considérés comme des créatures du diable et qu’ils étaient systématiquement exterminés.

Il faudra des dizaines d’années encore pour que, petit à petit, on se rende compte que le chat était utile, car on constate, ce que les Égyptiens, eux, savaient depuis très longtemps, que les chats mangeaient les rongeurs qui eux dévoraient les récoltes de grains.

En devenant utiles, les chats seront épargnés, ils vont faire des massacres de rats et de ce fait les épidémies de peste vont commencer à diminuer.

Louis XIV finira même par devenir un grand amateur de chat, et interdira, tenez-vous bien, de jeter nos petits compagnons au bûcher…

 

Petit à petit les superstitions les concernant vont disparaître et c’est ainsi que va prendre fin à la fois le calvaire de nos petits amis et les grandes épidémies de peste, car on comprendra, que plus il y avait de chats, moins il y avait de peste.

On peut donc dire que nos chats, sans en avoir l’air, ont sauvé des millions de vies !

Retrouvez Alain de animalhisto.fr, chaque dimanche dans Viva Week-end vers 7h40, pour l'histoire d'un animal.

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