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Confinement : l'asbl Seconde peau craint pour le bien-être des familles vulnérables

Confinement : l'asbl Seconde peau craint pour le bien-être des familles vulnérables
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Confinement : l'asbl Seconde peau craint pour le bien-être des familles vulnérables - © Halfpoint Images - Getty Images

Seconde peau est un service de soutien à la parentalité qui œuvre à Liège pour accompagner des parents, ou futurs parents, dans l’éducation de leurs jeunes enfants. Plus de 80 familles vulnérables et précarisées sont soutenues par l’association chaque année. 80 familles aujourd’hui confinées avec lesquelles il est difficile de maintenir le contact. 80 familles pour lesquelles les conséquences de la pandémie pourraient s’avérer socialement dramatiques.

Le confinement a eu un impact direct sur la population. Pour certaines familles, l’angoisse qu’il provoque peut engendrer des excès de colère ou des débordements qui s’expriment sur l’enfant, de manière directe ou indirecte. On le sait, les violences conjugales ont considérablement augmenté ce dernier mois : de nombreux femmes et enfants sont confinées avec un proche violent. Chez APALEM – Seconde peau, on craint pour le bien-être de certaines femmes ainsi que pour celui de leurs enfants. Les conditions de vie des familles précarisées - espace de vie restreint, problèmes financiers notamment – participent en effet à la création de tensions au sein du foyer.

C’est pourquoi, les éducateurs et accompagnants psycho-sociaux tentent de maintenir le contact avec les familles qu’ils suivaient avant l’apparition du Covid-19 afin de prévenir tout abus en essayant, même à distance, d’apaiser les tensions.

"Vendredi j'ai eu des parents au téléphone. Ils sont avec un nourrisson de 4 mois qui pleure beaucoup pour l'instant et ils vivent dans un studio de 20-25m2. Leur situation est compliquée : il y a des tensions préexistantes dans le couple. Il y a souvent des injures qui s’envolent et des coups qui sont donnés. Avant, le monsieur travaillait, alors il n’était pas toujours là. Puisqu’ils ont peur de contracter le virus et donc de contaminer leur bébé s’ils sortent, ils ne quittent plus leur domicile. Les tensions augmentent ; la rancœur aussi. On ne peut malheureusement pas savoir exactement ce qui se passe derrière les murs et on ne peut pas leur rendre visite. On craint vraiment que la situation ne dégénère".

Bruno Fohn, le coordinateur du service, poursuit ensuite en expliquant qu’ils se tiennent prêt à intervenir en cas d’extrême nécessité mais qu’un relogement d’urgence, s’il s’avère nécessaire, sera coûteux et qu’ils n’ont actuellement pas les moyens pour répondre à ce besoin.

Le fonds d’urgence que CAP48 et Viva for Life ont mis en place va permettre d’apporter un soutien financier rapide à des associations comme APALEM.

Un logement décent, des jouets pour apaiser les enfants, une connexion internet pour garder du lien social... Ces familles en ont encore plus besoin !