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Viva for Life : par gêne, certains enfants cachent leur pauvreté aux copains de la cour de récré

L’opération Viva for Life nous montre que lorsque l’on est un enfant précarisé, ce n’est pas toujours facile d’en parler. Certains enfants préfèrent aborder le sujet en parlant de l’histoire d’un copain. C’est le cas d’Arnaud, élève à Binche dont le témoignage a été recueilli par Simon Gérard. 

1 enfant sur 4 vit sous le seuil de pauvreté en Wallonie. Dans la cour de récréation, Arnaud remarque : les vêtements abîmés, les chaussures trouvées, pas de tartines à midi.

Il nous explique : “J’en vois certains bien habillés et d’autres moins bien habillés. Le jeune garçon remarque aussi qu’on donne des tartines aux enfants qui n’en ont pas.

Ce constat, il ne le partage pas avec ses petits camarades : "Dans la cour on joue, on ne pense pas trop à parler... on s’amuse.

Derrière cette déclaration se cache en fait la nécessité, pour lui aussi, d’être aidé. Il rêve d’avoir des habits car il n’en a pas suffisamment. Ce constat n’est pas isolé. Plus de 40.000 enfants en Fédération Wallonie-Bruxelles n’ont pas de nouveaux vêtements quand les leurs sont usés.

Face à cette situation, Sara et Adrien ne restent pas insensibles. Adrien argumente à propos de l’échange de tartine entre les enfants : “Avec les normes covid, l’échange entre les enfants et beaucoup plus restreint. Comment imaginer ce monde qu’on veut généreux, solidaire avec des normes comme celles-là. 

 

"Cette pudeur qui fait qu’on parle d’un copain"

Cette gêne que les enfants peuvent ressentir a déjà été abordée dans la quotidienne de mardi soir avec Bernard De vos et Anne-Laure Macq. Le délégué général au droit de l’enfant et président du jury Viva for Life explique : C’est aussi en termes d’image, quand on se sent 'différents' c’est toujours extrêmement difficile. […] On voit bien que le regard est particulier. C’est chouette de voir que les enfants se reconnaissent entre eux malgré 'cette différence'. Et qu’ils sont conscients de certaines réalités mais c’est quand même dommage que ça fasse de telles différences entre les enfants qui pourtant doivent grandir et pousser ensemble”.

Anne Laure Macq souligne que

Les enfants parlent de leur situation mais il y a toujours cette gêne, cette pudeur qui fait qu’on parle du copain.

On a tous un rêve ici à VFL, on veut aider un maximum d’associations qui apporteront un soutien indispensable à de nombreux enfants et ce rêve, on ne pourra pas le réaliser sans vous !

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