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Shannon a vécu le confinement dans un studio 2 pièces avec son fils : "J’aimerais pouvoir prévoir des activités"

Pour Viva for Life, Simon Gérard a rencontré Shannon, une jeune maman célibataire de 20 ans.

Le confinement, on ne le vit pas de la même façon quand on est précarisé. Rester enfermé dans une maison avec un jardin, ce n’est pas la même chose que d’être confiné dans un mini studio. Shannon est encore aux études. Autant dire qu’elle n’a pas grand-chose pour survivre. Elle a passé le confinement avec son bébé dans un tout petit studio.

S’occuper seule de son fils de 15 mois est parfois source d’angoisse : "c’est très stressant étant toute seule à la maison avec le petit. On a une source de stress énorme avec le premier confinement".

Elle nous raconte son confinement :Le petit ne pouvait plus aller chez sa gardienne, on était confiné dans notre petit studio deux pièces. A l’époque c’était un petit 30 mètres carrés. Avec un enfant qui a besoin d’évoluer ce n’est vraiment pas facile. Être l’un sur l’autre h24 c’est invivable.

Elle n’hésite pas à faire l’impasse sur ses repas pour que son petit bonhomme ne manque de rien : Financièrement c’est tout juste. Etant maman quand on arrive à la fin du mois et qu’on voit que notre petit garçon n’a pas assez… ça m’arrive de me priver pour lui.

Lorsqu’elle n’a vraiment plus d’argent et se retrouve dans une situation extrême elle va demander un colis alimentaire.


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Shannon rêve d’emmener son fils à des activités

Lorsque la situation sanitaire le permet, La maman de Thélio aimerait faire des activités avec lui mais ne peut pas se le permettre financièrement : “comme des premières cours de natation ou des petites activités de son âgeLa maman peut seulement aller se balader : “ce n’est pas suffisant, je regrette un peu”. Son témoignage n’est pas isolé puisqu’1 enfant sur 5 à Bruxelles n’a pas accès à un loisir : sport, sorties,… alors que c’est essentiel pour son développement.

Forcément cette situation est la même pour la maman : "Je ne fais aucune activité, je préfère faire pour mon fils et moi je passe après".

"D’abord mon fils. J’ai envie de lui apporter un truc en plus en me battant du mieux que je peux”.

confie-t-elle.

Shannon est encadrée par l’asbl APALEM qui a reçu un subside de Viva for Life l’an passé. Le service “seconde peau”, de l’asbl APALEM propose un soutien à la parentalité pour des familles en grande vulnérabilité.

Près des 2/3 des associations interrogées par la Fondation Roi Baudouin indiquent que les personnes dans la pauvreté sont confrontées à une aggravation des problèmes depuis la crise du covid.

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