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Sara bouleversée par les mots de Marie : "Vous venez de me donner une leçon de vie !"

La matinée dans Viva for Life est difficile pour Sara qui enchaîne les témoignages poignants et pense à ses enfants. Elle ne peut retenir ses larmes quand elle découvre l’histoire de Marie, une infirmière qui a du mal de nourrir sa famille.

Pour les familles en difficulté, une des priorités est bien évidemment de se nourrir, de nourrir les enfants surtout. Or une fois le loyer et les factures payés, il ne reste souvent plus grand-chose pour les courses… De plus en plus de personnes frappent donc à la porte d’associations qui proposent des colis alimentaires… C’est dans une de ces associations que Stéphane Vandreck a rencontré Marie.

Elle doit subvenir, seule, aux besoins de ses quatre enfants : Mes enfants, quand il me voit rentrer avec du poulet, du beurre,… Ça peut paraître bête mais quand on a la chance de mettre du beurre sur notre tartine y a pas de mots”.

Bien qu’elle travaille, Marie doit frapper à la porte du frigo solidaire de Waterloo :

Au départ ça a été très compliqué. Maintenant le lundi et le jeudi ils m’attendent avec impatience parce qu’on mange.

Ses enfants trépignent d’impatience : "Parce que les courses c’est un cadeau pour eux. Sans manger on ne vit pas. Le reste, c’est devenu du luxe".


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Sa vie a basculé du jour au lendemain

Il y a trois ans, du jour au lendemain, elle est passée du confort à la précarité à la suite d’une séparation : “Ils avaient tout avant, du jour au lendemain on s’est retrouvé avec plus rien. Marie continue son explication : Si vous m’aviez dit il y a trois ans que je devais vivre sans télé ou avec un téléphone avec l’abonnement pas payé qui est coupé, Je vous aurais dit non c’est impensable".

Sa vie est mise entre parenthèses, elle ne reçoit plus d’invité tout simplement parce que sa maison ne s’y prête plus : “J’ai 4 chaises plus la chaise de ma fille. J’ai un salon 3 places, je dors dans mon salon avec 2 de mes filles. Mais j’arrive à sourire car j’ai mangé, j’ai le ventre plein”.

“On survit, il y a pire encore”

Malgré la précarité de sa situation, Marie reste positive. Elle est infirmière à domicile et se soucie des autres : je m’occupe des personnes qui n’ont pas la santé et je vois encore pire que moi”Selon elle, la situation reste déjà difficile pour un couple avec 2 enfants, alors avec ce confinement et les personnes isolées c’est encore pire.

Le peu de temps que j’ai c’est pour mes enfants, je n’ai plus qu’eux. Mes enfants c’est ce qui me fait tenir, Je trouve la force en eux, c’est moi qui suis censé porter mes enfants et ce sont mes enfants qui me portent.

Sara ne reste pas insensible face à ce témoignage et à les larmes aux yeux devant les paroles de Marie. "Ça a créé un lien entre nous qui je pense est indestructible. On s’aime vraiment très très fort". "Vous venez de me donner une leçon de vie", lui répond Sara au téléphone. 

Marie espère un avenir meilleur et s’en donne les moyens : “je dois continuer à regarder devant car il y a mes enfants derrière moi, je dois continuer pour eux”.


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D’après une étude récente de la Fondation Roi Baudouin, 80% des organisations de lutte contre la pauvreté ont vu leur public augmenter. Or pour aider toutes ces nouvelles familles touchées par la précarité, il faut des moyens supplémentaires ! Faites un don.

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