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Santé mentale : "le manque de nourriture cause des dégâts"

Vous vous demandez souvent où vont vos dons à Viva for Life. Sylvie Honoré a présenté un exemple d'une organisation aidée avec la venue de Laurence Maroquin dans le cube, psychologue au Centre de Guidance du service de santé mentale de l'ULB.

Ce service est composé de 3 sièges : Le Centre de Guidance-ULB, La Plaine et Psycampus. Le Centre de guidance-ULB dont fait partie Laurence est composé d'une équipe spécialisée dans la prise en charge des adultes et d'une équipe infanto-juvénile. Cette dernière accueille des enfants présentant des problématiques variées (retard de développement, retard de langage, troubles du comportement...) et mène des activités de prévention dans les Marolles, un quartier défavorisé de Bruxelles.

Le Centre de Guidance propose des dispositifs groupaux de prévention et thérapeutiques centrés sur le langage, destinés aux enfants de 3 à 6 ans en situation de précarité.

"La porte d'entrée c'est généralement un problème scolaire, des difficultés d'apprentissage. Mais ces enfants viennent de milieux multiculturels et ils doivent jongler entre les problèmes économiques, de santé, de logement, d'apprentissage" nous apprend Laurence Maroquin.

Ce sont les CPAS et écoles qui les appellent à la rescousse lorsqu'on remarque un problème d'apprentissage d'un enfant.

"Le manque de nourriture cause des dégâts"

Une situation préoccupante que rencontre l'organisation de Laurence, c'est celle du manque de nourriture chez l'enfant.

"Le manque de nourriture cause des dégâts dans le développement de l'enfant" introduit Sylvie Honoré.

De fait, une petite fille qui avait passé un test psychologique avec une des collègues de Laurence l'a particulièrement marquée. Au fur et à mesure, elles se sont rendues compte que cette petite fille crevait de faim, n'avait pas de jouets, manquait de tout… Peu d’intérêt de faire des tests psychologiques quand le problème se pose en fait à la base… Laurence estime :

Quel est le sens de tester un enfant au niveau intellectuel instrumental et affectif si ses besoins primaires ne sont pas assouvis ?

Elle ajoute : "Je me souviens d'une maman que j'ai aidée il y a quelques années qui avait honte de me dire qu'elle ne savait pas nourrir ses enfants. Elle avait honte parce qu'elle avait peur des conséquences" révèle Laurence Maroquin. Elle aimerait faire passer le message à ces parents qu’ils ne doivent pas craindre de prévenir l’école que leur enfant n’a pas mangé, car l'école peut les aider :

Cette honte certainement que je la ressentirais aussi mais c'est une honte injustifiée. En Belgique on ne retire pas un enfant parce qu'il n'a pas à manger, le personnel de la santé mentale est là pour aider ces familles.  

Elle souhaite aussi vraiment remercier Viva for Life pour le soutien que l'opération a apporté à l'asbl : achat de matériel, consolidation et renforcement de leur action.

Pour que d’autres associations puissent effectuer leur travail essentiel auprès des familles, il faut se mobiliser !

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