Viva for Life

Plus d'infos

Sandrine se confie à Viva for Life : "Mes enfants connaissent la valeur des sentiments parce qu’ils n’ont plus que ça"

Pour Viva for Life, Simon Gérard a recueilli les propos chargés en émotions de Sandrine, maman de trois enfants dont le petit Ugo qui a 18 mois. Mère célibataire, elle a beaucoup de mal à boucler les fins de mois. Mais ce n’est pas le plus difficile.

La précarité, ce n’est pas qu’une question matérielle. Bien sûr, il y a les difficultés financières, mais il faut être aussi très fort psychologiquement. A cause du regard des autres notamment. On rumine aussi beaucoup dans sa tête. C’est le cas de Sandrine : "Ce qui est vraiment compliqué c’est de camoufler quand on ne va pas bien à un enfant. Il avait fait une petite bêtise et je l’avais grondé énormément. Je n’étais vraiment pas bien, fatiguée et le petit a entendu que je pleurais… du haut de ses 18 mois il est venu me faire un gros câlin pour me consoler." confie-t-elle avec émotion.


► A lire aussi : "Je fais semblant pour que ma fille ne se rende pas compte de notre précarité"


 

“On leur enlève un peu de leur magie d’enfant”

Sandrine se rend compte que sa situation lui enlève un peu de la magie et l'innocence de l'enfance mais n’a pas le choix : "Ça m’a vraiment touché parce que ce n’est pas leur place. Ce sont des enfants qui vivent dans la précarité, ils grandissent plus vite que leur âge et ils comprennent plus vite la valeur de l’argent que d’autres, la valeur des sentiments aussi."

"Les sentiments, ils n’ont plus que ça. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’argent que l’on ne peut pas s’aimer"

Cette année, il sera difficile pour elle de leur offrir un cadeau pour Noël : "Ils savent bien que j’ai dur, ils savent bien que le principal c’est de manger, si on sait faire des petits plus on le fait. Les jeux pour les enfants c’est soit d’occasion, soit des dons."

En tant que maman, c’est normal de vouloir le meilleur pour ses enfants, relèvent Sara et Adrien qui lui demandent où elle puise sa force : "Je trouve la force dans leurs sourires, dans leurs éclats de rire et parfois dans leur bêtise, mais c’est compliqué. Je suis suivie par Echoline et la crèche communale que je remercie parce que je peux souffler. Pour essayer de penser à moi, sans penser aux soucis."


► A lire aussi : Sara très émue face aux témoignages sans filtre d'enfants


 

Sandrine est suivie par l’asbl Echoline

Sandrine est accompagnée par Echoline, une asbl qui organise du soutien à la parentalité et des ateliers pour favoriser le lien parents-enfants. Au téléphone avec Adrien, cette maman remercie l’ASBL qui l’aide et qui lui a permis de souffler un peu.

"Si je n’avais pas eu l’aide d’Echoline, pour d’autres raisons aussi que la précarité, je ne sais pas où je serais. C’est mon fil rouge, mon filet de sécurité. Quand j’ai trop d’angoisses par rapport à mon histoire, je sais que je peux les appeler."

Adrien a tenu à souligner le courage de cette maman qui cherche à s’en sortir : "Je voudrais vous remercier d’avoir ouvert vos portes parce que je sais à quel point c’est difficile de témoigner de ces conditions parce qu’il y a le regard des autres."

Viva for Life a un impact positif concret. Grâce à l’opération, les asbl ont pu augmenter la qualité de l’accueil des familles qui vivent dans la pauvreté.

Je fais un don

Interview avec Emilie Quertion d’Echoline

Emilie Querton d’Echoline a accordé une interview à Anne-Laure Macq pour Viva for Life. Grâce à cette intervention on découvre que l’ASBL se rend à domicile chez une famille en manque de repère, qui se sent seule. Elle essaye de répondre aux besoins de l’enfant en fonction de la réalité de la famille. Par exemple, durant le confinement, l’équipe d’Echoline a déposé des colis alimentaires, des langes ou des jeux aux familles confinées.

Newsletter Viva for Life

Le temps de l’opération, suivez nos animateurs dans le cube de Viva for Life et soyez informé des défis réalisés.

OK