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Le témoignage poignant d’une institutrice à Viva for Life : "Certains enfants ont juste du pain sec pour dîner"

La précarité, ce n’est pas marqué sur le visage des enfants. Par contre, ça peut se voir parfois sur les vêtements… et dans les boîtes à tartines.

Judith Delafontaine est institutrice primaire dans une école de Binche. Dans sa classe, elle a installé une caisse avec des bonnets et des gants pour les élèves qui n’en auraient pas. Car oui, en 2020, il y a encore des enfants qui ne sont pas équipés pour les jours plus frais et pluvieux.

Judith Delafontaine enseigne dans un milieu défavorisé. Certains indices ne trompent pas : "Ce qui est visible directement, ce sont les vêtements des enfants et les chaussures abîmées “avec la bouche ouverte”, qui laissent passer l’eau quand il pleut et qui trempent les pieds."

C’est ce qui est visible aussi, explique Judith, c’est le contenu des boîtes à tartines :

On voit des enfants avec des tartines où il n’y a rien dedans… même pas du beurre. C’est juste du pain sec.

Certains enfants n’ont parfois rien du tout à manger. Heureusement, les enfants se serrent les coudes. "La solidarité marche. Il y a des enfants qui ont deux fois trop. Donc on partage, on échange et voilà…". Judith participe aussi à installer ce niveau d’entraide dans sa classe et travaille cette valeur fondamentale avec ses écoliers. En plus des bonnets et des écharpes, elle prévoit également des collations pour celles et ceux qui n’en ont pas.

"Ce qui est plus interpellant, c’est de se rendre compte que les parents ne demandent pas d’aide. Ils font ça de façon cachée, en ne donnant pas aux enfants ce qu’il faut et en se disant "sans doute qu’ils auront". Sans doute par pudeur ou par gêne" poursuit l’institutrice.

Judith ne leur en tient pas rigueur : "C’est quelque chose qu’on comprend. On ne les pointe pas du doigt et je ne mets pas dans le journal de classe “votre enfant n’avait pas de dîner aujourd’hui” ! Parce que pointer du doigt les difficultés des familles, ça ne les aide pas."

 

Ophélie, visiblement très émue par cette institutrice qui "fait ce qu’elle peut dans sa petite classe, avec ses petits moyens", commente :

Quand j’entends ça, ça fait réfléchir, ça prend aux tripes et ça fait mal. Ça fait vraiment mal. Il faut absolument faire quelque chose. On doit changer cette réalité, elle est juste pas tolérable.

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En 2020, plus de 40.000 enfants en Fédération Wallonie Bruxelles n’ont pas de nouveaux vêtements quand les leurs sont usés. La pauvreté ne se voit pas toujours, mais elle concerne peut-être votre voisin, ou même un proche qui n’ose pas en parler. Pas facile de dire qu’on a besoin d’aide…

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