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Grand Corps Malade à Viva for Life : "J’admire les femmes de ma vie, même si elles ne sont plus là"

Le chanteur et slameur Grand Corps Malade était un des invités de la troisième journée de Viva for Life.

Grand Corps Malade a mis les femmes à l’honneur dans son dernier album "Mesdames" parce que cela lui semble important de leur donner plus de place dans ce monde encore très inégalitaire dans lequel on vit. La violence conjugale n’est qu’une petite partie de toutes les violences que les femmes subissent au jour le jour et ce dans tous les milieux. Le but de son album n’est pas juste de parler d’elles mais également de les entendre et de les voir pour qu’elles témoignent de ce qu’elles vivent. Chaque morceau est construit sur mesure pour la chanteuse avec laquelle il partage ses titres.

Ayant grandi dans un système d’éducation féministe de manière naturelle, sans se revendiquer de la cause, il admire toutes les femmes de sa vie depuis toujours : sa femme, sa mère, sa sœur, ses grands-mères même si elles ne sont plus là. Toujours entouré de femmes fortes, dans un quartier plutôt populaire où les femmes font avancer les gens et les quartiers grâce, notamment, aux associations.

Des associations qui aident les plus pauvres qui souffrent tous les jours et qui dépendent des dons des plus aisés ou des mieux lotis. Grand Corps Malade approuve et souligne même que tous devraient donner, même un tout petit peu parce que personne n’est à l’abri : "Il n’y a pas de petits dons", comme il le dit. Le fossé entre riches et pauvres s’élargit, les classes moyennes s’appauvrissent et la crise sanitaire pourrait aggraver tout cela.

Sans avoir lui même vécu la pauvreté, il vient d’un quartier populaire d’une banlieue parisienne et a donc déjà été confronté à la pauvreté et à des amis qui ne mangeaient pas à leur faim. Il est choqué qu’un enfant sur 4 en Belgique vive dans la pauvreté et ce, dans une société moderne comme la nôtre.

C’est irréel et pourtant c’est chez nous"

Pas essentielle, la culture ?

Tout comme Bruel le soulignait le premier jour, il est dangereux de "taxer la culture de 'pas essentielle'". Un choc qui lui a donné envie de s’exprimer de la manière dont il le fait le mieux : en chantant. Une chanson au titre de "pas essentiel" qui reprend toutes ces choses que l’on a dû abandonner pendant la crise sanitaire mais qui étaient pourtant essentielles : un sourire, s’embrasser, lire, danser, …

Les librairies fermées à côté des magasins de chaussures ouverts, "qui décide qu’un livre n’est pas essentiel ?". Ce morceau est un hymne à la vie d’après qu’on va kiffer !

La vie nous attend en 2021, c’est sûr !

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