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Emmanuelle nourrit sa famille avec 1 euro : "Mais j’ai un toit, j’ai beaucoup de chance”

Comment continuer à nourrir ses enfants quand il reste un, deux euros dans le portefeuille et que le mois est loin d’être fini ? C’est le quotidien de nombreuses familles, qui ont recours à l’aide alimentaire. Restos du cœur, banques alimentaires, frigos solidaires etc. Les initiatives fleurissent pour que des ménages en difficulté aient de quoi manger. Souvent, un euro est réclamé par personne pour couvrir les frais liés à l’organisation de cette distribution.

Mais pour certains, comme Emmanuelle, maman de deux enfants, rencontrée à Braine-l’Alleud, un euro c’est déjà énorme :

D’habitude je viens avec 3 euros mais je n’ai plus 3 euros pour moi et mes deux enfants.

Elle nous raconte : Avec un euro théoriquement on reçoit à manger pour une personne pendant 2 ou 3 jours. Ici je pense ne pas revenir avant lundi prochain car je n’ai pas de rentrée d’argent… à moins de trouver un euro par terre”.

Cette fois elle a reçu un petit plus dans son colis :

Ici il y a suffisamment de vitamines, on va manquer un peu de viande mais on rattrapera ça quand les finances seront meilleures.

Sinon elle s’arrange pour faire manger ses enfants à l’école : Tant que je peux, j’essaye de leur prendre des repas chauds à l’école comme ça je peux payer plus tard et je sais que tous les midis ils vont avoir de la viande, du potage et un dessert. Quand ils rentrent à la maison ils sont quand même bien remplis”.


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Sa préoccupation principale reste l’alimentation, Emmanuelle veut que ses enfants mangent bien pour qu’ils soient en bonne santé : “je suis comblée quand je les vois manger, quand je les vois bien rempli et qu’ils me disent maman on a assez. C’est une bonne partie de mon bonheur.

Elle a travaillé des années dans un milieu très pauvre avec des gens à la rue donc mesure sa chance malgré tout : “Mais j’ai un toit, j’ai beaucoup de chance. C’est déjà un très bon début et j’espère pouvoir le garder.

Entre 0 et 6 ans, les capacités d’apprentissage sont optimales. Mais quand un enfant ne mange pas à sa faim, quand il n’a pas accès aux soins de santé, forcément, ces capacités s’amenuisent. Il est urgent de se mobiliser leur offrir de meilleures chances pour l’avenir. Faites un don.

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Propos recueillis par la journaliste Stéphanie Vandreck.

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