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Anna: "Parfois, on n'a pas d'argent pour du shampoing, on prend les restes des autres"

Anna a un fils de 4 ans. Il y a un an, elle a fui le domicile suite aux violences conjugales qu’elle subissait au quotidien. "Je suis partie sans rien, pas même une fourchette."

"Mon mari était propriétaire de la maison ", explique Anna, qui a heureusement rapidement trouvé un logement social pour elle et son fils. Mais elle se retrouve sans emploi. Elle travaillait à l’époque en Flandre, et la voiture qui lui permettait d’aller au travail tous les jours était au nom de son mari, malgré le fait qu’ils l’avaient tous les deux financée.

Acheter une voiture n’est pas une option pour le portefeuille d’Anna, qui est pourtant obligée de disposer de son propre véhicule pour effectuer les trajets entre ses 3 postes de travail. La maman se retrouve dans l’obligation de quitter son travail.

"Au début, j'étais gênée"

Elle se tourne alors vers l’Estrella, une association mouscronnoise qui propose des colis alimentaires, des vêtements, des chaussures de seconde main à petits prix. Anna y trouve aussi une oreille attentive et bienveillante, alors que franchir la porte d’Estrella n’a pas été une étape facile : "Au début, lorsque je me rendais à l’Estrella, j’étais gênée. Je n’osais pas mettre de beaux vêtements, qui n’étaient pourtant pas nouveaux. J’avais peur de passer pour une riche alors que ça n’est pas le cas. Je me disais que je n’avais pas le droit à ça car certains le méritaient plus que moi. "

Par chance, les personnes travaillant à l’Estrella la rassurent : on ne choisit pas le genre de situation dans laquelle elle s’est retrouvée. Une aide précieuse, même si le quotidien reste évidemment compliqué pour Anna, qui fait tout pour que son fils ne manque de rien.

"Il y a des dépenses auxquelles on doit renoncer"

"Si je n’ai pas à manger, ce n’est pas grave. Si mon fils a tout et le sourire, c’est très bien. Il n’a rien demandé, lui… Il y a des dépenses auxquelles on doit renoncer. Parfois, on se dit qu’on n’a pas l’argent pour un shampoing. On va utiliser les restes

de quelqu’un d’autre. Alors que quand on peut se le permettre, on va choisir telle ou telle marque. Parfois, je rêve d’un Coca."

Aujourd’hui, Anna se démène pour que son fils et elle puissent vivre un avenir plus serein. " Vivre bien, ne pas se demander en permanence ce qu’on va manger le soir. Avoir ce qu’il faut, le minimum. Mais je suis une battante, je vais y arriver ", conclut Anna, optimiste en l’avenir.

Viva for Life a un impact positif concret. Grâce à l’opération, les asbl ont pu augmenter la qualité de l’accueil des familles qui vivent dans la pauvreté. N'hésitez plus à faire un don!

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