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"A 11 ans, il en paraissait 6 et n'était jamais parti en vacances"

Faire ses valises, mettre les voiles, oublier ses soucis. En Fédération Wallonie Bruxelles, près d'un enfant sur trois n'a pas cette chance. A Péruwelz, Nelly Moreau s'investit bénévolement pour offrir un peu de bonheur aux enfants. Avec son club, le Kiwanis Princesse d'Espinoy, cette ancienne pharmacienne permet à des enfants qui n'ont jamais quitté leur village de voir la mer, pour la toute première fois.

"Je me souviendrai toujours de ce petit garçon. Il paraissait 6 ou 7 ans. En réalité, il en avait 11". Ce petit garçon était "marqué" par la pauvreté. Physiquement, son corps avait souffert du manque de nourriture, des conditions de vie difficiles. "On voyait qu'il voulait s'intégrer avec les enfants de son âge, mais il était un peu rejeté, vu sa petite taille, ils ne le prenaient pas au sérieux". Comme des dizaines d'autres, l'enfant a embarqué dans des cars à destination de la côte.

"Chaque année, nous affrétons plusieurs cars, et offrons le voyage à des familles très défavorisées", explique Catherine Poncin, la présidente du Kiwanis Princesse d'Espinoy (Tournai). "C'est toujours très émouvant de les voir partir pour la première fois en vacances!". Préparer ces vacances n'est pas chose simple. "Les familles reçoivent une liste de choses à prendre pour la semaine. Parfois, on me dit 'finalement ça n'ira pas'. Je demande pourquoi. Si c'est parce qu'il manque une valise pour l'enfant. Souvent, c'est plus simple encore. C'est le fait d'amener 7 sous-vêtements qui est un frein. La famille n'a pas ça, ou ils ne sont pas montrables. Donc, quand c'est là que se situe le problème, on essaye de s'arranger. On fournit ce qui manque, dans certains cas!", explique Nelly.

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"A 11 ans, il en paraissait 6 et n'était jamais parti en vacances" © Kiwanis

Le jour du départ, les larmes coulent. Première fois qu'ils quittent leur famille. "Ils ne se connaissent pas. ils pensent parfois qu'ils vont être à part des autres, parce qu'ils ont des baskets en mauvais état. des chaussettes dépareillées. une vieille valise. Mais tous les enfants rencontrent des difficultés de ce genre!" Sur place, les enfants sont totalement pris en charge. Ils vivent une semaine encadrés, par des animateurs. Doivent respecter une série de petites routines. "Ce sont des choses comme se laver les dents, se changer tous les jours, manger de façon équilibrée...Certains enfants n'ont pas l'habitude", poursuivent Nelly et Catherine.

Les petits vacanciers reçoivent également un peu d'argent de poche, lors du séjour. "10 euros par enfants". Et si Nelly a été tellement touchée par ce petit garçon de 11 ans..."C'est parce qu'il était fier, à la fin du séjour, de n'avoir dépensé que 2 euros, sur les 10. Il allait donc pouvoir ramener 8 euros à sa maman". Une maman, et des frères et soeurs, qui l'attendaient avec impatience, au retour. "Ils l'ont accueilli avec beaucoup de chaleur. On le voit, ce sont des familles dans lesquelles il y a beaucoup d'amour, au-delà des problèmes financiers. Ils s'aiment très fort et ce qui leur fait le plus peur, c'est d'être un jour séparé. Voilà pourquoi certains ne font pas appel à de l'aide extérieure. Le pire de tout serait d'être éloignés les uns des autres".

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