Super Nanas

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Sarah Viola : une belge joueuse de football américain à Las Vegas

Sarah Viola a 25 ans et dans quelques mois elle s'envolera pour Las Vegas aux Etats-Unis. Cette super nana vient effectivement de signer un contrat de 5 ans auprès des Devils de Vegas. Un évènement exceptionnel car, en Belgique, pratiquer le football américain lorsqu'on est une fille n'est pas  chose facile.

La Belgique compte entre 15 et 20 clubs de ce sport le plus typique d'outre-Atlantique. Entre les trajets pour les matchs, les repas, les inscriptions, les nuits d'hôtels durant les déplacements et le matériel... pratiquer ce sport coute plus cher à un professionnel que n'importe quel autre sport. Un réel parcours du combattant. De plus, les clubs en Belgique sont mixtes, ce qui signifie que l'Everoise a évolué entourée de garçons. Un avantage considérable pour cette jeune sportive qui n'a peur de rien. 

Un sport avec des règles que nos animatrices, Fanny Jandrain, Ophélie Fontana, Laure Fornier et Delphine Simon ne comprennent pas vraiment... Heureusement Sarah Viola était dans l'émission pour répondre à nos questions. 

Delphine Simon : Première question, est ce qu'il y a un goal ? 

Sarah Viola : Il y a un goal en l'air et un goal par terre. Comme au rugby. Il y a deux façons de marquer, la première c'est de passer cette ligne. La deuxième; il faut réussir à envoyer la balle entre deux poteaux.

D.S. : Qu'est ce qui vous plait dans ce sport ? 

S. V. :  Ce qui me plait, c'est clairement pas le contact ou la violence. Je préfère toute la stratégie qu'il y a derrière. C'est comme un jeu d'échec. C'est d'ailleurs comme ça qu'on l'appelle aux Etats-Unis. Pour arriver à marquer, il y a pleins de phases de jeu avec des techniques qu'il faut réussir. C'est pour ça que ça ressemble aux échecs. 

Fanny Jandrain : C'est un sport où il y a de la théorie avant la pratique alors ? 

S. V. : Oui. Nous avons à la fois des entrainements sur le terrain et des entrainements sur vidéos. On est sur un banc avec un cahier. 

D.S. : C'est aussi un sport très physique. Vous devez beaucoup vous entrainer ? 

S. V. : Il ne faut pas négliger le physique. Il y a une énorme préparation physique. 

F. J. : Comment ça s'est passé pour les Etats-Unis ? 

S. V. : J'ai déjà joué en semi-professionnel aux Etats-Unis. A Boston. Depuis lors, je joue que avec des femmes. J'ai vu sur les réseaux sociaux qu'ils recherchaient. J'ai envoyé des vidéos et voilà. Plusieurs personnes m'ont contactée pour jouer en professionnel. 

F. J. : Est ce que c'est bien payé de jouer au football américain ? 

S. V. : Pour l'instant, je dirais que non. Par contre en professionnel, ça va un peu changer. Je serai nourrit et logée. Mais aux Etats-Unis, nous sommes payées en fonction de notre importance dans l'équipe. Plus tu es bon, plus tu es payé. Je pourrais vivre de ça. En Belgique, c'est impossible. 

Ophélie Fontana : Comment ça se fait que ce sport ne s'exporte pas chez nous ? 

S. V. : C'est très culturel. Il est peu médiatisé chez nous et le rugby est beaucoup plus médiatisé. 

F. J. : Qu'est ce que vous faites en Belgique ?

S. V. : Je termine mes études de kiné. 

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Rendez-vous chaque samedi dès 14h sur VivaCité avec nos "Super Nanas" Ophélie Fontana, Sara De Paduwa, Fanny Jandrain et Laure Fornier.

Réécoutez l’interview ici !

 

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