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Une femme qui répare... les femmes!

Une femme qui répare... les femmes!
Une femme qui répare... les femmes! - © Tous droits réservés

Une héroïne à l’honneur dans l'image du jour ce mardi. Un beau portrait. Alexia Cassar est française, et elle répare les seins des femmes qui ont subi un cancer. Sa technique? Le tatouage!

Avec ses bras tatoués et ses boucles d’oreilles en forme de têtes de mort, Alexia a tout d’une tatoueuse. Et Pourtant, le travail de cette ex-biologiste est bien plus profond que ça: elle se sert de la seringue pour réparer les seins des femmes ayant traversé un cancer.

Et elle le fait plutôt bien. Car des femmes venues de toute la France se rendent chez elle dans la périphérie parisienne pour se reconstruire, physiquement mais aussi mentalement.

LA prise de conscience

C'est un séisme dans la vie de la quadragénaire qui l'a poussée à se lancer dans l'aventure.

Alexia travaille depuis 15 ans dans le développement de nouvelles molécules contre le cancer quand, elle et son mari apprennent que la petite dernière de leurs trois enfants est atteinte d’une leucémie aiguë.

Elle va donc aller plus loin dans sa recherche, dans son intérêt pour la maladie. Un jour, elle tombe sur la vidéo d’une Américaine qui tatoue les seins des femmes revenues d’un cancer et qui, après une ablation, ont fait le choix de se faire reconstruire un sein.

Pour elle, c’est devenu une évidence, elle qui avait toujours aimé dessiner, elle s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire.

Une volonté à toute épreuve

Mais entre vouloir faire la même chose et le passage à l’acte, il y a un pas et ça ne se fait pas en un jour. Du coup, Alexia Cassar commence par sonder les oncologues et les chirurgiens.

Pendant une année, elle apprend ensuite le métier chez un vrai tatoueur. Puis, elle se rend aux États-Unis pour être formée au tatouage avec effet 3D, une sorte de trompe-l’oeil.

Mais il lui manque le nerf de la guerre : l’argent. La chercheuse lance alors une campagne de financement participatif. Elle parvient à récolter 33.000 euros, de quoi payer la moitié de son atelier et de se lancer.

Juste avant, sa mère et sa sœur lui ont offert un beau cadeau: un morceau de leur peau pour qu’elle teste sa dextérité.

Depuis la rentrée, dans son salon, Alexia Cassar a reçu une soixantaine de femmes. Sur leur sein reconstruit, elle a dessiné un téton et une aréole, copies quasi-conformes de ceux du sein non malade.

Elle a même été accueillie au bloc opératoire d’un hôpital réputé pour, d’après les médecins, combler "un vrai manque".

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