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Un vin bleu qui dérange déjà... Explication!

Un Chardonnay à la robe bleue 100% naturel pour vos apéritifs ? C'est la promesse d’une entreprise française de Sète qui vient de commercialiser sa boisson en France et en Belgique. Une boisson qui est pourtant déjà au centre des polémiques.

Vindigo, c’est son nom. Un vin Chardonnay aux couleurs bleues, qui a enthousiasmé les foules il y a plusieurs semaines, et qui est déjà au cœur des débats. La marque se targuait d’être le premier " vin bleu " mis en vente sur le marché. Pourtant, l’Espagne avait déjà lancé le Gink, un vin bleu qu’elle avait volontairement nommé " boisson à base de vin ".

 

Mais ce n'est pas tout, deux autres aspects sont problématiques

 Le premier, c’est que la version française Vindigo est appelée " vin " et doit respecter certaines normes. Sauf que, dans ce cas précis, le procédé de fabrication est remis en cause. Le Vindigo serait conçu à partir de vin blanc mis en contact avec de l’antoniacienne, des pigments qui sont naturellement présent dans le vin rouge. La marque affirme avoir isolé les pigments bleus qui ont donné cette couleur au vin.

 Une version que réfute les chercheurs l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Le pigment bleu ne résisterait pas à l’acidité du vin.

 Du coup, ils émettent deux hypothèses :

  • Soit les fabricants ont modifié le PH qui désigne l’acidité du vin. Dans ce cas, le vin ne se conserverait plus de manière optimale et nécessiterait l’ajout d’un produit pour sa conservation.
     
  • Soit une manipulation aurait permis d’isoler et d’extraire les pigments, pour les réinjecter dans le vin.

 Dans ces deux cas, s’il y a un ajout ou une modification qui explique la colorisation du vin, cela doit être mentionné sur l’étiquette de la bouteille. Dans le cas contraire, cette boisson ne peut plus porter la dénomination de " vin ", bien définie par l’Union Européenne.
 
 Mais ce n’est pas tout, Vindigo est aussi pointé du doigt pour son utilisation abusive du terme " méditerranée ". L'institut national de l’origine et de la qualité estime que Vindigo n'a pas le droit d'utiliser ce terme protégé par un IGP, qui s’applique au vin du Sud de la France et du Nord de l’Espagne

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