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Opération de sauvetage des batraciens. C’est parti !

Natagora, l’Association bien connue de protection de la nature organise, comme chaque année, son opération de sauvetage des batraciens au début du printemps. Les volontaires de l’association s’activent sur plus de 180 sites à travers toute la Wallonie mais aussi à Bruxelles. 

Dès que les températures nocturnes sont plus douces mais aussi plus humides, et qu’elles dépassent les 7°, des milliers de batraciens se mettent en route afin de rejoindre les étangs qui les ont vu naître. C’est en général le cas dès la fin du mois de février et il semblerait que la météo actuelle signe le démarrage des migrations. Elles se poursuivront ensuite jusqu’en avril, de manière irrégulière, suivant les conditions météo.

Des migrations souvent périlleuses.

En effet, les grenouilles, crapauds et tritons, espèces protégées, rappelons-le, parcourent parfois jusqu’à quatre kilomètres, à la tombée de la nuit, et les obstacles comme les routes, ne manquent pas. Un piège mortel pour eux et la première cause du déclin des batraciens.

" Outre le risque de se faire simplement écraser, les amphibiens peuvent périr par effet d’aspiration, projetés contre les soubassements des véhicules qui roulent au-delà de 30 km/h ", pointe Natagora

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Batracien sur la route à la merci de la circulation des voitures. © Brigitte Ghilain

Aux petits soins pour les batraciens.

" Armés de seaux, de gilets de sécurité et de lampes torches, les volontaires de l’association se rendent chaque soir sur les lieux de migration pour aider les animaux à traverser les routes. Sur les axes forts fréquentés, des barrières infranchissables sont installées. En longeant ces obstacles qui barrent leur progression, les batraciens tombent dans des seaux enterrés dans le sol. Il ne reste plus aux équipes de bénévoles qu'à se relayer, matin et soir, pour porter les batraciens recueillis de l’autre côté de la route, dans leur sens de migration ", raconte Natagora

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Le dispositif de récupération des batraciens, pour leur éviter de franchir la route. © Françoise Doumont.

D’autres dispositifs de sauvetage.

Certaines communes, comme celle de Sprimont en région liégeoise organisent ce sauvetage depuis près de 20 ans. Le plus important site de migration de la région liégeoise sur le site du lac de Wachiboux a installé en 2014, un crapauduc, un caniveau sous la voirie pour faire passer les batraciens. Cela permet à 6.000 à 8.000 crapauds ainsi qu’à des centaines de grenouilles rousses de traverser la voirie sans encombre. Il a également l’avantage d’alléger le travail des bénévoles.

Une inscription au sauvetage obligatoire.

" Toutes ces actions ne peuvent pas voir le jour sans le travail de dizaines d’organisateurs et organisatrices volontaires qui coordonnent les bonnes volontés des personnes participant un soir ou plus " nous dit Natagora. Sachez que si vous décidez de participer à une de ces opérations, vous devrez vous inscrire, pour une question d’assurance mais aussi afin de recevoir des conseils en matière de sécurité. Cette année, s’ajoute aussi le respect des mesures gouvernementales en matière de pandémie. La carte interactive  vous indique les endroits où ces sauvetages ont lieu.

Grâce à ces bénévoles, plus de 50.000 batraciens sont sauvés chaque année, estime Natagora.

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