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Des roues de skate fabriquées avec des chewing-gums : l’idée ingénieuse de deux étudiants

Hugo Maupetit et Vivian Fischer, deux étudiants français en design à Nantes ont développé un concept original : celui de collecter les gommes mâchées pour en faire des roues de planche à roulettes.

L’idée est de placer des panneaux de collecte dans la ville de Nantes. Les chewing-gums, collés sur ces panneaux, plutôt que jetés par terre, sont alors récupérés chaque semaine et broyés avec le panneau fait de plastique poly méthacrylate de méthyle (PMMA) qui permet de stabiliser la gomme lorsqu’elle est fondue. La gomme est alors mélangée avec un liant et des colorants naturels avant d’être moulée par injection pour créer la roue de skate. Le résultat de la transformation est une roue en plastique coloré.

Également utilisée pour les pneus de voiture.

La gomme à mâcher est à l’origine fabriquée à partir de la sève de différents arbres. Mais aujourd’hui elle est réalisée en grande partie avec un polymère comparable à certaines matières plastiques, qui entrent dans la composition de la fabrication des pneus.

"Au cours de nos phases de test, nous avions besoin de 10 à 30 gommes à mâcher par roue, en fonction de la taille de la gomme et de la dureté souhaitée de la roue" a déclaré Hugo Maupetit au média Dezeen qui poursuit : "Nous avons collecté plus de 60 chewing-gums avec une seule planche".

 

Une démarche fun et responsable.

Un chewing-gum met 5 ans à se décomposer. A Londres, Gumdrop les récolte déjà en grande quantité et s’en sert pour l’élaboration de produits en plastiques recyclés.

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A Londres, l’entreprise Gumdrop a placé des poubelles pour récolter les chewing-gums qui entrent dans la composition d’objets recyclés. © Copyright Gumdrop

"Pour ce projet, nous avions pour sujet de recycler un déchet de masse pour le valoriser en créant un partenariat avec une marque. Après avoir passé en revue tout un tas de déchets, comme les toiles de parachute ou les fauteuils de voiture, l’idée de choisir les chewing-gums nous est venue en voyant les centaines de petites taches blanches dispersées sur les pavés des rues de Nantes. Travailler sur la valorisation des chewing-gums avait du sens : c’est un déchet planétaire qui touche toutes les villes du monde et coûte des milliers d’euros chaque année aux municipalités pour l’entretien des espaces urbains " a déclaré Hugo Maupetit sur le site web de son école de design.

Testés actuellement dans la ville de Nantes, les étudiants entendent bien pouvoir placer leurs panneaux à plus grande échelle et imaginent une collaboration en s’associant avec la société Mentos et la marque de skatewear Vans.

"Il est extrêmement important que les marques s’impliquent dans ce genre de problème, tout simplement parce que les multinationales sont les plus gros producteurs de déchets industriels.

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