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Ce 1er août on vivra à "crédit" de notre chère planète!

Ce 1er août on vivra à “crédit” de notre chère planète!
Ce 1er août on vivra à “crédit” de notre chère planète! - © TORU YAMANAKA - AFP

Ce premier août, l'humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et pollué plus que ce qu'elle ne peut absorber le premier août prochain.

L'homme est donc gourmand, et malheureusement, la planète ne possède pas des ressources inépuisables. Résultat, dès le deux août, on consommera déjà les ressources "des générations futures". Nous vivrons donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre 2018, selon les calculs de l'ONG Global Footprint Network.

Pour en arriver à cette date,  l'ONG a pris en compte, l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, pour l'élevage, les cultures, mais aussi pour la construction et, bien entendu, l'utilisation d'eau. On parle donc du "jour du dépassement", ou encore du "earth overshoot day", en anglais. 

Ce concept a été mis en place par le think tank britannique New Economics Foundation et calculé chaque année par l'organisation Global Footprint Network, à laquelle le think tank s'est associé en 2006.

De plus en plus tôt

L'an dernier, le "jour du dépassement" était survenu le 2 août, l'année précédente le 8 du même mois. Mais cerre date "avance inexorablement depuis les années 1970", relève l'ONG. En 1970, l'échéance était tombée le 23 décembre. Depuis, elle n'a cessé d'avancer: 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 3 septembre en 2005, 28 août en 2010.

Pour ce qui est du cas de la Belgique, le jour du dépassement est tombé le 2 avril, selon les données compilées par l'ONG.

"Pour subvenir à nos besoins, il nous faut aujourd'hui l'équivalent de 1,7 planète par an", affirme Global Footprint. Les émissions de CO2 représentent le plus important facteur de dépassement: elles comptent pour "60% de notre empreinte écologique globale", souligne encore l'ONG, alors que la communauté internationale s'est engagée en 2015 à contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C en insistant, notamment, sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Rester positif et pro-actif 

Il ne faut pas paniquer explique Séverine Hervé, coordinatrice de projet de Good Planet. Certes, il faut faire changer les choses au niveau des institutions supérieurs, mais le citoyen peut à son échelle faire bouger les choses. C'est ce que Good Planet essaye de faire en encourageant toutes les générations à s'engager et à construire une société durable grâce à la mise en œuvre d'actions positives et au partage d'expertise. Tous les ans, toute l'équipe touche ainsi plus de 500.000 enfants, jeunes et adultes à travers toute la Belgique.

Plusieurs thématiques peuvent être abordées. Au niveau de la mobilité, par exemple, il est conseillé de réfléchir à deux fois avant de prendre la voiture, de ne pas aller au bout de la rue déposer la lettre à la poste en voiture, mais peut-être de prendre son vélo. Pour aller travailler, peut-être covoiturer avec un "voisin-collègue, ou même utiliser une voiture partagée. Il faut véritablement se poser la question avant de poser un acte. 

L'engagement citoyen est de plus en plus important, parce qu'il croit au changement. Car poser des petits actes tous les jours c'est avancer, comme le "Réseau Transition" qui veut "Encourager, inspirer, mettre en lien et offrir du soutien aux initiatives de transition ainsi qu’en favoriser l’émergence ". D’une initiative en 2009, le "Réseau Transition" est passé à environ 120 initiatives en 2018.

Pour écouter l'intégralité de l'interview de Séverine Hervé, c'est facile, c'est ici : 

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