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Sosève: aux bouleaux, dès que la sève monte

On en reparle à chaque printemps ou presque, la sève de bouleau refait son apparition dans de nombreux commerces… Pour sa deuxième récolte, la société Sosève a réinvesti une forêt, non loin du village de Oignies dans l’entité de Viroinval.

Ici, il y a un bon millier d’arbres et autant de bidons à leurs pieds… C’est en se baladant dans les bois que Sandrine Malice a eu l’idée d’exploiter le trésor caché à l’intérieur des bouleaux: " La sève de bouleau, c’est quelque chose que je connais depuis très longtemps, et puis en venant un jour ici, je me suis rendue compte qu’il y avait plein de bouleaux et que ce serait chouette de développer quelque chose qui soit tout à fait belge et naturel. En 2016, on a fait un test grandeur nature et on a fait venir des laboratoires, on a fait analyser la sève, le sol, pour être sûr que le sol soit bien riche et que la sève soit excellente et, comme les tests étaient concluants, en 2017 j’ai démarré la production."

En direct de l’arbre au gosier

Production belge en circuit ultra-court, cette sève de bouleau coule directement du tronc des arbres dans des grands bidons blancs. Pour récupérer la sève, on fore un petit trou à environ 40 cm du sol et on y insère un tuyau relié au bidon. Une équipe de 5 à 6 personnes passe la journée à transvaser la sève récoltée dans d’autres bidons qui sont alors stockés dans un camion frigorifique au milieu des bois. A bord du camion, ces bidons de dix litres vont être acheminés au village vers un autre camion plus grand dans lequel la sève est filtrée pour la débarrasser d’éventuelles impuretés. Ensuite, la sève de bouleau est mise en cubitainers de deux ou cinq litres pour être commercialisée. L’équipe de Sosève récolte ainsi 1 000 à 1 500 litres de sève de bouleau par jour.

Du vivant à boire

La particularité, ici, est que la sève ne subit donc aucun traitement. Elle n’est pas pasteurisée, ni flash pasteurisée, il n’y pas de conservateur, pas d’alcool, pas d’azote, c’est la sève qui assure elle-même sa propre conservation, comme l’explique Sandrine Malice " Ce qui permet de la conserver, c’est la lactofermentation, et donc ce sont les sucres naturels de la sève qui lancent le processus et en même temps la sève se bonifie avec le temps ". Riche en sels minéraux, en acides aminés, en oligo-éléments et vitamines, la sève de bouleau est d’habitude surtout consommée en " cure " saisonnière. Mais du moment qu’elle est conservée au frais, elle peut tout aussi bien se boire toute l’année. Le prix de la sève de bouleau Sosève tourne autour de 15 euros le litre.

L'article original est à lire sur RTBF INFO...

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