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Mauvaise semaine pour le secteur du voyage

Cela semblait inévitable. Une semaine après la faillite de Thomas Cook Grand Bretagne, Thomas Cook Retail Belgium a annoncé hier son dépôt de bilan. 501 personnes perdent leur job… C’est une sale semaine pour le secteur du voyage, avec de plus en plus de faillites.

La semaine dernière, c’était donc le groupe britannique Thomas Cook, mais aussi Thomas Cook Nederland, dont la faillite impliquait une perte d’emploi pour 200 personnes. Quasi en même temps, i y a eu la faillite de la compagnie aérienne slovène Adria Airways, qui employait 550 personnes. Sans oublier l’arrêt complet des activités de la compagnie low cost française XL Airways.

Trois jours avant, c’était la compagnie aérienne française Aigle Azur. Pour ces deux compagnies françaises, avant le dépôt de bilan, on a cherché des repreneurs. " Il y a eu des manifestations d’intérêt ", mais " elles n’étaient pas financées ". On peut donc se poser la question : toutes les compagnies aériennes battent-elles de l’aile ? Nous avons posé la question à Hedy Hafsia, propriétaire du groupe Your Travel. " Les compagnies aériennes, elles choisissent un modèle, qui est le modèle low cost. On essaie au maximum de réduire le prix du billet d’avion. Evidemment, quand on fait ce genre de pratique, on a beaucoup moins de marge. Et le moindre problème se répercute et les compagnies n’ont plus assez d’oxygène pour avancer. Il y a une guerre des prix qui s’est mise sur le marché ".

Il y a seulement certains modèles économiques qui sont obsolètes et qui commencent à vieillir, et ne sont plus rentables.

Ça, c’est dans les compagnies aériennes. Mais il n’y a pas qu’elles dans le secteur du voyage… Il y a les agences aussi. Selon Alain Decrop, professeur de marketing à l’Université de Namur, la chute de Thomas Cook par exemple, est avant tout symptomatique de l’évolution technologique. Mais est-ce l’avis des propriétaires d’agences sur le terrain ? " Il faut savoir que le tourisme, d’une manière générale, se porte bien. Il y a seulement certains modèles économiques qui sont obsolètes et qui commencent à vieillir et ne sont plus rentables. Je pense notamment au modèle économique des grands tour-opérateurs, donc ce package "tout fait". Je ne dis pas qu’il n’y a plus de clients pour ce genre de chose, mais ça commence vraiment à fondre ".

Des personnes qui construisent leur voyage à la carte avec internet

On pourrait par exemple penser à internet… De plus en plus de personnes réservent un hôtel puis un vol en construisant leur voyage à la carte. Avec les comparateurs de prix et tous les comparateurs d’hôtels, comment internet menace-t-il les agences ? " On parle toujours d’internet, mais internet est le premier outil des agences de voyages… Donc un client qui va sur internet, il va y faire quoi ? Il va prendre des renseignements. Maintenant, il peut réserver sur des sites de vente. A partir du moment où ces sites ont un siège social en Belgique, qui respectent les lois et la protection du consommateur, il n’y a pas de problème. Sinon, je pense que la meilleure solution c’est de passer par l’intermédiaire d’une agence. Là, il y a toutes les garanties et la sécurité.. ".

L’affaire Thomas Cook ne devrait donc pas, selon Hedy Hafsia, porter préjudice aux agences. Au contraire. Cela permettrait au client de voir que, en cas de problème, ce qui peut arriver à n’importe quelle société, si vous êtes passé en agence, vous serez accompagné et une solution vous sera toujours proposée.

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