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Le chômage en baisse partout en Belgique

Dans les trois régions du pays, le chômage ne cesse de baisser. En Wallonie, c'est 4,8% de moins par rapport à 2017, la Flandre marque quant à elle une baisse de 7,9% et Bruxelles de 3%. Des chiffres plutôt encourageants en matière de chômage : à une échelle plus large, il s'agit de 107.822 chômeurs de moins en 2018 par rapport à 2014 au début de cette législature. À Bruxelles, le chômage est même au plus bas depuis 1992.

Les trois offices régionaux en matières d'emploi et de chômage (Forem, Actiris et VDAB) ont publié ce jeudi leurs chiffres pour 2018. Depuis 2014, le chômage a baissé de 45.332 unités en Wallonie, de 42.890 unités en Flandre et de 19.600 unités à Bruxelles. Ce qui, au total, donne 107.822 chômeurs en moins fin 2018 par rapport à fin 2014... 

Pour en parler dans l'émission, Jan Gatz, porte-parole d'Actiris, était au téléphone. Fin décembre, Bruxelles comptait en effet 15,7% de chômeurs, soit une baisse de 3% en un an et une baisse de 18% depuis 2014. "Ces chiffres restent aujourd'hui trop élevés, mais l'évolution est quand même vraiment encourageante, commence Jan Gatz. 2018 a été une année sans disruption dans l'évolution. Pour la région de Bruxelles-Capitale, il s'agit de la 50ème baisse successive du chômage. C'est-à-dire que pendant 50 mois, on a comparé le mois avec le même mois de l'année précédente." 15,7% de taux de chômage en région Bruxelles-Capitale, ça reste toutefois beaucoup plus que les 6% en Flandre, et toujours plus que les 13% en Wallonie.

Quant au taux de chômage chez les jeunes, Bruxelles compte aujourd'hui 8.893 jeunes chercheurs d'emploi, soit 719 de moins que l'an dernier (-7,5%). C'est aussi -30,8% par rapport à 2014. Jan Gatz explique : "Quand on regarde le taux de chômage des jeunes, il baisse encore depuis plus longtemps puisqu'il recule depuis 67 mois." 

Les chômeurs sont également classés par durée d'inoccupation et là encore si la baisse du chômage de longue durée est moins prononcée que dans d'autres catégories, elle existe toutefois bien.

Explications ?

Si l'on peut se réjouir de cette baisse du chômage, Jan Gatz relativise néanmoins. "Il faut rester humble : la conjoncture économique est actuellement favorable, il y a beaucoup de création d'emplois. Mais d'un autre côté, il y a quand même les efforts menés par Actiris comme la 'garantie jeune' qui vise à garantir endéans les 6 mois de l'inscription d'un jeune une solution. Cette solution peut être soit un emploi mais aussi un stage ou une formation. Pour plus de 80% des jeunes qui se sont inscrits ces deux dernières années, nous avons réussi à trouver une solution." 

En Wallonie

Selon les chiffres communiqués par le Forem, la Wallonie compte donc, fin décembre 2018, 133.384 demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations (dont 1.547 en Communauté germanophone) et 30.766 jeunes en stage d’insertion professionnelle (dont 175 en Communauté germanophone).

Les chômeurs représentent donc 13,2 % de la population active wallonne. Ce taux de demande d’emploi est proche de celui enregistré fin 2017 (13,4 %) ; il était de 14,4 % fin 2016 et 15,0 % fin 2015. La population active correspond aux individus en âge de travailler, c'est-à-dire âgés de 15 à 65 ans.

Concernant leur degré de formation, près de la moitié (45%) de ces chômeurs sont diplômés, au minimum, de l'enseignement secondaire du deuxième degré.

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