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Black Friday : gare aux contrefaçons qui peuvent vous coûter très cher

À l’approche du Black Friday, l’Avenir attire notre attention sur les dangers des faux produits que l’on serait tenté d’acheter sur des sites internet pas très rigoureux. Isabelle par exemple, a acheté des fausses chaussures Adidas sur Aliexpress.

Sauf qu’Isabelle ne savait pas qu’elles étaient fausses, elle n’a pas trop l’habitude des achats en ligne, et encore moins sur des sites chinois. C’est d’ailleurs la première fois qu’elle commandait sur le site Aliexpress. De plus, ce n’est pas l’affaire du siècle. Ses chaussures lui coûtent 76 euros plutôt que 100 en magasin. Et elle ne les aura jamais aux pieds ! De fait, ses chaussures sont bloquées par les douanes de l’aéroport de Zaventem. Comment est-ce que cela fonctionne ? Florence Angelici, du SPF Finances : " Aux douanes, on fait de l’analyse de risques pour justement choisir les colis qui ont plus de risques de présenter de la contrefaçon. Ces colis-là vont être sélectionnés et les douaniers vont les contrôler physiquement pour voir si effectivement il y a des soupçons de contrefaçon. Si on constate qu’il y a un grand doute de contrefaçon, on les met de côté, et à ce moment-là, ce sont les marques qui vont venir et qui vont vérifier avec leur propre expertise qu’il s’agit bien de contrefaçon et c’est eux-mêmes qui vont se charger de la destruction de ces objets ".

Destruction de la commande

Après examen par l’ABAC, l’Association Belge Anti Contrefaçon, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un produit contrefait, chose dont Isabelle était loin de se douter. D’ailleurs, sur Aliexpress, le vendeur est classé parmi les Top Brands, c’est-à-dire qui vend directement pour la marque ou qui est autorisé à le faire par celle-ci. " Certains sites ont des revendeurs qui proposent de la contrefaçon. Il faut toujours se méfier déjà des prix trop faibles, il faut se méfier aussi si vous voyez des fautes d’orthographe, il y a de fortes chances que ces sites proposent de la contrefaçon. Il faut savoir que la contrefaçon peut être plus subtile dans la façon dont ça va être vendu et que certains sites vont même augmenter leurs prix alors qu’il s’agit réellement de contrefaçons ".

La paire de chaussures est donc détruite, mais la mésaventure d’Isabelle ne s’arrête pas là. Isabelle n’avait plus d’autre choix que d’accepter la proposition des douanes : la destruction de sa commande. À défaut, lui précisait-on, elle pouvait entamer une procédure de litige. Mais avec le risque de payer les frais judiciaires et d’expertise si la contrefaçon était confirmée. Et Isabelle reçoit quelques jours plus tard un courrier venant de l’ABAC, qui lui réclame 300 euros "à titre de compensation partielle des frais engendrés" (expertise, frais administratifs, destruction…).

Finalement, à force d’arguments et après avoir montré sa bonne foi, Isabelle n’a dû payer une compensation que de 60 euros. Mais en tout, c’est 130 euros qui seront partis en fumée. Sans nouvelle paire de chaussures à la clé.

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