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Applications santé : lesquelles sont validées par les autorités ?

Vous utilisez peut-être une application pour contrôler votre diabète, votre rythme cardiaque… Mais sachez qu’une application sur deux est dangereuse. En effet, les autorités mettent en garde et viennent de valider 13 applications santé que les Belges peuvent utiliser sans risques.

Depuis un an, les autorités belges recensent donc sur un site internet celles qu’elles recommandent. On en dénombre treize aujourd’hui. Certaines doivent être prescrites par un médecin pour être utilisées.

Certaines mutualités réfléchissent à rembourser leur usage, d’autres ont sauté le pas… La plateforme mhealthbelgium.be, une initiative du gouvernement fédéral, rassemble donc les applications avalisées par les autorités belges. Comment ont-elles été évaluées ? Carole Absil de chez Agoria, Fédération de l’industrie technologique qui a travaillé sur cette plateforme : " Il y a déjà un cadre légal qui existe, qui est en fait le cadre de dispositif médical. Les applications mobiles qui se retrouvent sur mHealthBelgium sont des dispositifs médiaux certifiés. Sur la plateforme, en prenant le pari du dispositif médical, on enlève toutes ces interrogations. Parce que ce sont les organismes de notifications qui vérifient les études cliniques que les entreprises ont dû réaliser, qui vérifient qu’elles sont compliantes avec le RGPD et qui vérifient déjà tous ces aspects pour nous ".

13 applications recensées sur la plateforme

La plateforme recense aujourd’hui 13 applications. Les plus célèbres sont FibriCheck, mySugr et Comunicare. La première permet de contrôler le rythme cardiaque en utilisant l’appareil photo de votre smartphone et de détecter des troubles. La seconde aide les diabétiques à contrôler le taux de glycémie, les glucides, l’usage de l’insuline pour éviter notamment les hyper/hypoglycémies. La dernière a pour objectif d’accompagner les patients dans le cadre des maladies chroniques.

Le site reprend uniquement les applications prouvées par les autorités. Et pour chaque application, le site des autorités détaille : les pathologies concernées, les fonctions et les utilisateurs visés. " Et on va retrouver aujourd’hui sur la plateforme des informations sur ce que fait l’application mobile, qu’est-ce que je vais pouvoir utiliser comme monitoring, quelles sont les fonctions qui sont disponibles sur l’application… Par exemple une éventuelle intégration avec un dossier médical. Je pourrai aussi voir les études cliniques s’il y en a, m’assurer de la véracité de ce qu’on me propose… ".

Et dans 15 jours, cette plateforme va évoluer pour donner encore plus d’informations à l’utilisateur. Les autorités, c’est bien, mais quand il s’agit de santé, rien de tel qu’un professionnel de la santé. Et ces applications sont recommandées aussi par les médecins.

Des applications, par contre, qui sont souvent payantes. Certaines mutualités réfléchiraient donc à rembourser en partie leur usage. Partenamut a déjà sauté le pas et intervient dans l’abonnement de celle-ci à hauteur de 20 euros par an. L’application doit être reconnue par mhealthbelgium.be ou par Partenamut ou avoir été prescrite par un médecin pour bénéficier d’un remboursement.

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