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Viva + : Plastic Bertrand, Sandra Kim et Salvatore Adamo se confient sur leur univers, la chanson

Ces trois artistes ont marqué incontestablement l’histoire de la musique "Made in Belgium" : ils s’expriment au micro de Serge Van Haelewijn à l’occasion de la Belgian Music Week qui met à l’honneur les artistes de la Fédération Wallonie-BruxellesDimanche 14 mars, Olivier Gilain et André Torrent reviendront sur 8 chansons belges incontournables. Cette année plus que jamais, la RTBF se mobilise et affirme sa détermination à soutenir le secteur culturel et musical.

Sandra Kim : une artiste Belge à part entière

Viva + s’associe à la Belgian Music Week, qui a pour objectif de mettre la scène, les artistes, les chansons en évidence et Sandra Kim est la première invitée de Serge "je dirai enfin, on pense aux artistes Belges, c’est toujours compliqué, je ne sais pas comment expliquer mais j’ai toujours le sentiment que l’on a du mal ici en Belgique de mettre en valeur nos talents " entame Sandra Kim. Une chouette initiative de la RTBF.

C’est inévitable, on remonte le temps, grand prix Eurovision de la chanson en 1986, Sandra Kim remporte le concours toute petite mais quel âge avait-elle ? "Cela fait 35 ans que j’ai remporté le concours. Sandra Kim jeune est une autre personne, je ne regrette certainement pas, je suis très fière, cela reste un merveilleux souvenir et évidemment on en parle toujours parce qu’il n’y a pas d’autres gagnants qui ont remporté le concours depuis."

C’est une petite fille qui a eu un destin tout à fait spécial

L’après l’Eurovision, "tout ce que j’ai fait après on avait l’impression que c’était du flop, mais pour oublier le titre "J’aime la vie" qui a été un tel succès cela n’était pas facile. Les chiffres m’importent peu et les chansons qui m’ont été proposées ne me collaient plus à la peau." Vous avez quitté la Wallonie ? "Je n’ai jamais quitté la Wallonie, mes agents de spectacles étaient flamands et donc cela m’a aidé, et c’est une chance formidable pour une artiste Wallonne de se produire en Flandre. Je n’ai pas choisi c’est venu comme cela tout naturellement." Sandra Caldarone une artiste Belge à part entière conclut Serge.

Avec mes origines italiennes que je ne renie pas !

Plastic Bertrand : une expérience sur terre

L’interprète de Ça plane pour moi (1977) est le second invité de Serge, il évoque sa carrière mais aussi le bonheur d’être Belge quand on s’aperçoit du nombre d’artistes qui s’exportent à l’étranger.

La scène un peu partout : "Life et scène, ce ne sont que des bons souvenirs avec à chaque fois la découverte d’un pays, une énergie différente, car les publics sont tous différents et cela m’oblige à remodeler. Il y a des chansons qui ont mieux marché dans un pays que dans un autre et m’oblige à avoir une invention toute particulière. Je ne m’ennuie pas du tout".

Des moments de folie ? "J’ai vraiment tourné partout, des souvenirs incroyables et dingue aux Etats unis, au Japon. Mais aussi les dix concerts que j’ai fais en Belgique restent une place privilégiée dans mon cœur. C’est là que les choses se sont bien casées. Des choix artistiques parfois, mais pas en ce qui concerne la scène car à chaque fois tu es à poil et tu te donnes à fond pour le public." La transition est toute faite : C’est une sacrée expérience humaine, souligne Serge. Dans le nouvel album, Plastic Bertrand prend l’aspect d’un Avatar où il dit aux gens qu’il y croit encore.

J’ai parfois un peu de pudeur de dire aux gens je vous aime

Adamo : "Gardez la foi, ne lâchez jamais vos rêves"

Adamo lui aussi fait incontestablement partie de l’histoire de la musique "Made in Belgium", il répond aux questions de Serge Van Haelewijn.

Le spectacle : "Cela été capital, j’ai commencé par la scène avant de faire des disques, en l’occurrence c’était des concours de chants, des crochets comme on les appelait et puis des fancy-fairs, des fêtes d’écoles, avant d’arriver dans les grandes salles. Cela a été une longue patience et je ne le regrette pas du tout car j’ai appris la difficulté du métier avant d’en connaître les grandes joies " explique Adamo.

Le contact avec le public : "Depuis mes débuts, que ce soit une petite ou grande fête ou à l’Olympia ma façon de chanter est la même peu importe le public et la salle je me donne à fond quelque soit l’importance de la salle".

Pourquoi chanteur ? "C'était inconscient au départ, le fait que mon père écoutait beaucoup de musique qui venait d’Italie, le soir durant le festival de San Rémo par exemple en février, on avait l’oreille colée et en plus en ondes courtes car on ne pouvait pas capter la Raï autrement et puis les disques d’opéras que mon père faisait revenir d’Italie : tout cela m’a marqué inconsciemment, je connaissais toutes les chansons par cœur : la musique était dans l’air" précise encore l’artiste.

La musique était une forme de respiration

Un titre plébiscité : C’est ma vie, chanson incontournable du répertoire de Adamo est une chanson dans laquelle il raconte un petit nuage qu’il a vécu avec son public. "J’ai voulu remettre les choses au point, cette chanson n’est pas une des chansons que je j’ai le plus vendu, c’est celle dont on me parle aujourd’hui, je ne sais pas a quoi cela tient. On a peut-être capté le message, une chanson que j’aime beaucoup, elle est venue très sincèrement" explique Adamo.

J’ai dévoilé des choses dans cette chanson que normalement on ne dit pas

La scène : "Presque un tour du monde sauf dans les pays Scandinave en Australie et en Chine. Le Chili reste le plus beau moment de ma carrière, j’ai pour anecdote le public, des dizaines de milliers de personnes ont soulevé la voiture et ont apporté le véhicule jusqu’à l’entrée de l’aéroport."

On retrouvera très prochainement Adamo sur Viva + pour une interview exclusive d’une heure !

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