Nos chansons ont une histoire

Tous les dimanches de 10:30 à 13:00 sur Vivacité

Plus d'infos

"Je t’aime à l’italienne" de Frédéric François enregistrée dans… une chambre à coucher

André Torrent a raconté l’enregistrement étonnant du tube Je t’aime à l’italienne de Frédéric François dans Nos chansons ont une histoire, une anecdote relatée au téléphone par le chanteur italo-belge lui-même à l’ancien animateur radio vedette.

André Torrent est sans conteste l’ami des stars. Lui qui a suivi l’évolution de la carrière des plus grands dans les années 60, 70 et 80, révèle tantôt des anecdotes de son propre cru qu’il a vécues comme celle sur Jean Ferrat à la Fête de l’Huma tantôt des histoires que les artistes lui ont eux-mêmes confiées. C’est entre autres le cas avec l’histoire derrière Je t’aime à l’italienne de Frédéric François.

Cette chanson écrite par Jean-Michel Bériat, qui a aussi écrit Eve lève-toi de Julie Pietri ou Boule de Flipper de Corinne Charby est produite en 1985 par Bernard Estardy, qui a travaillé entre autres pour Johnny Hallyday, Claude François, Michel Sardou, Françoise Hardy, Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman.

La réverbération de la chambre et les frétillements électriques

Le producteur donne rendez-vous à Frédéric François et son manager Constant Defourny à sa résidence située à Saint-André les Alpes. "Bernard Estardy avait créé de toutes pièces dans sa maison là-bas un studio mais aussi un petit train pour venir chercher ses invités au bas de la colline jusqu’à sa maison (celle-ci étant difficile d’accès)" raconte André Torrent.

La partie orchestrale a été enregistrée dans ce Studio Joe Dassin, qui portait ce nom car le chanteur français y avait enregistré une de ses chansons.

L’enregistrement de la voix s’est par contre effectué… dans la chambre à coucher de cette résidence. "Sauf que dans cette chambre il n’y avait pas de lit, mais c’était l’endroit où il trouvait qu’il y avait une réverbération tout à fait extraordinaire pour le microphone Neumann à condensateur" précise l’ancien animateur radio.


►►► À lire aussi : Pourquoi Boney M. illustre parfaitement la réussite du décalage entre le son et l’image


Frédéric François se retrouve donc seul pour chanter dans cette chambre mais encore plus cocasse, l’électricité qui fournissait ce studio improvisé provenait d’un groupe électrogène. "Le groupe électrogène était isolé dans le jardin pour ne pas qu’on l’entende dans l’enregistrement de la voix, sauf qu’il n’était pas complètement stabilisé. Il y avait des petites variations, Fredo m’a dit : 'Si tu écoutes attentivement, tu entendras des choses étonnantes dans la chanson'" révèle André.

Écoutez "Nos chansons ont une histoire"

Pour plus d’anecdotes sur les tubes du 20ème siècle, écoutez Nos chansons ont une histoire, avec Olivier Gillain et André Torrent, tous les dimanches de 10h30 à 13h sur VivaCité.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK