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"Sous les néons du désir" : une intrigue dans l'univers des intrigantes

A partir de témoignages de prostituées, recueillis dans les quartiers chauds de Bruxelles… Une intrigue dans l’univers des intrigantes. L’une d’entre elle a disparu… En laissant des traces. Levons le voile sur « le plus vieux métier du monde », sur les belles-de-jour, les filles de joie, les grandes horizontales… Sous les néons du désir, par sa bouche, entendre se raconter celles qu’on n’entend peu parler, celles qui ont un langage bien décolleté, celles qui sont abordées par les hommes et vilipendées par les femmes, celles qui font ce que certains refusent d’appeler un métier, celles qui ont deux prénoms mais un seul corps, celles qui se maquillent outrageusement dès potron-minet pour attirer les matous. celles qui proposent leurs charmes malgré tout… Véronique vous attend dans un boudoir, sur un tabouret, au naturel, sans talons aiguilles, pour un moment d’intimité.

Entre contes et récits de vie, le spectacle nous dévoile l’envers du décor de ces belles-de-nuit et fait apparaître progressivement qu’avant d’être prostituées, elles sont évidemment femmes. La conteuse, est tour à tour elle-même, narratrice, et les personnages qu’elle a rencontrés. Le décor minimaliste, constitué d’un tabouret haut et d’un fond architecturé éclairé aux leds, permet d’évoquer aussi bien les carrées des prostituées, que la rue ou les bars à champagne.

 

Historique du projet :

Véronique de Miomandre et Max Lebras ont déjà collaboré sur un autre projet qui voulait porter la parole de nos aînés placés en maison de retraite. Le spectacle s’est appelé Clued’home et était construit comme le jeu du presque même nom. Ce spectacle a été spécialement bien accueilli en France et a tourné dans de nombreux festivals. Dans une même démarche de porter la parole de ceux ou celles que l’on n’entend pas beaucoup, ils se sont à nouveau associés pour faire entendre la voix de prostituées. La volonté n’était pas de faire " le tour de la question ", mais de témoigner d’une réalité souvent méconnue et particulièrement stigmatisée. Après de nombreuses lectures et visionnements de reportages, ils ont été à la rencontre d’un certain nombre de professionnelles et d’acteurs du secteur pour éclairer leur perception du contexte, nourrir l’intrigue qu’ils allaient construire. La première condition était de construire un spectacle qui, même si les parts sombres du métier n’étaient pas oubliées, ne soit pas trop violent. Il fallait que les prostituées elles-mêmes puissent assister au spectacle en se sentant comprises et estimées dans leurs différences. La préparation du spectacle fut particulièrement chargée en émotions, tant les témoignages étaient troublants, touchants, tantôt tragiques, tantôt drôles. Le spectacle allait refléter ses différents aspects.

 

Le spectacle :

Le spectacle s’est donc construit autour d’une intrigue, celle de la disparition inquiétante d’une prostituée. Le spectateur suivra Véronique qui mènera son enquête. Les personnages qu’elle rencontrera ont été construits librement autour de personnages rencontrés dans le monde réel. Chaque personnage sera le porte-parole de différentes réflexions, anecdotes, coups de gueule qui auront particulièrement touché les créateurs. Le spectacle sera parsemé de contes et d’extraits de chansons. Une scénographie assez simple mais qui permet de plonger le spectateur dans des ambiances différentes. Un décor volontairement minimaliste : – un fond architecturé, éclairé de façon à pouvoir suggérer l’ambiance d’une carrée, de la rue, d’un bar à champagne… – un tabouret haut. Accessoires particulièrement mis en évidence, les sacs à main qui représentent les différents personnages de prostituées. Ils prendront toute leur puissance symbolique lorsqu’ils seront confiés au public et lorsqu’il sera demandé aux spectateurs de les ouvrir à la fin du spectacle. Le costume de Véronique se devait d’être assez sexy pour lui permettre d’évoquer les personnages qu’elle allait jouer, mais assez sobre pour pouvoir jouer son propre rôle. Le spectacle est donc un seul en scène, où la conteuse est tour à tour, elle-même (narratrice) et les personnages qu’elle a rencontrés (personnages). Cette démarche autour de récits de vie, est un des courants les plus novateurs du Conte. Le Conte, art de la parole a été reconnu comme un art de la scène à part entière dans le nouveau décret des arts de la scène en 2016.

 

Une coproduction de la Compagnie des Paroles et du Collectif 1984
Avec : Véronique de Miomandre (conteuse de la Compagnie des Paroles) Mise en scène : Max Lebras (metteur en scène du Collectif 1984) Une création de Véronique de Miomandre et Max Lebras Avec le soutien des Tournées Art et Vie et de l’Aide à la création de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Attention, ce spectacle est interdit aux moins de 16 ans

"Sous les néons du désir" à voir :

Le jeudi 05 mars au Centre Culturel de Habay
Le vendredi 13 mars au Centre Culturel de Nassogne
Et le vendredi 27 mars au C.C.L. de Bouillon

https://mtpmemap.be/

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