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La coopérative du Grand Enclos à Grandvoir dans la commune de Neufchâteau : l’histoire d’une petite ferme familiale au cœur de l’Ardenne.

C’est l’histoire de Pierre, sa compagne Joëlle et toute une série d’amis, de connaissances, de coopérateurs-trices, de voisins… Cette joyeuse bande s’est installée dans le village de Grandvoir près de Neufchâteau. Là, au creux d’une magnifique vallée agricole, ils mènent une vie simple et proche de la nature, et travaillent ensemble pour s’occuper des hectares de prairies, du tout nouveau potager, de la fromagerie, du magasin à la ferme, des cochons, des chèvres, des poules, des abeilles ou encore des vaches laitières.

Pour Pierre – l’un des coopérateurs -, cette ferme constitue un changement de vie radical. De base, il était responsable d’une boîte d’événementiel à Louvain-la-Neuve, une agence déjà engagée et respectueuse de l’homme et de la nature. Depuis 1 an et demi, il a fait le grand saut et a investi ces terres de la ferme du Grand Enclos. "Je ne sais pas si c’est la vie que je rêvais, mais elle me convient vraiment bien. Je ne rêvais pas d’être fermier – ce n’était pas l’objectif -, mais je voulais être engagé dans un changement de vie, de société et faire cela en groupe" confie-t-il au micro de Jonathan Bradfer pour l’émission "Quel Temps" à voir ce vendredi 11 juin à 12h45 sur la Une.

Avec ses collègues d’aventure, il a ainsi eu l’occasion de tester cette fameuse transition écologique et de se réapproprier son alimentation en circuit très court. La petite dizaine de vaches produit en effet 100 litres de lait tous les jours qui sont transformés en beurre, en fromage, en yaourt. Les restes de la production sont donnés aux cochons et les produits laitiers sont vendus dans le petit magasin de la ferme avec les viandes, les salaisons et des produits complémentaires (légumes, pain, farines, bières) apportés par d’autres producteurs locaux ou des coopératives voisines. " Arriver à s’occuper de nos animaux et à en faire tant de produits, c’est quand même magique ! Je n’aurais jamais pensé faire cela dans ma vie et je ne voudrais plus changer pour l’instant. C’est un grand plaisir. " explique Delphine, une graphiste de formation.

Cette coopérative est portée par ceux qu’on appelle les néoagriculteurs ou nimaculteurs - NIMA pour Non issu du monde agricole. Aucun d’entre eux n’avait jusque-là travaillé le foin ou trait une vache : ils ont tout appris pas à pas, notamment grâce à l’aide des propriétaires qui ont voulu " lever du pied " à partir de 2019 et transmettre progressivement leurs connaissances à la coopérative. Cette idée de transmission est d’ailleurs centrale pour les porteurs du projet : ils veulent honorer un savoir-faire ancestral qui est doucement en train de disparaître dans nos régions.

Aujourd’hui, la coopérative compte 130 membres. Vous pouvez vous engager comme coopérateur pour prendre une ou plusieurs parts, ou devenir simplement bénévole ! La coopérative s’ouvre aussi au public avec des formations et des stages en permaculture. Plus d’informations sur le site internet de la coopérative.

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