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Les Petits Papiers de Yannick Noah

Les Petits Papiers de Yannick Noah
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Les Petits Papiers de Yannick Noah - © Tous droits réservés

Yannick Noah était l'invité de Régine Dubois ce dimanche dans Les Petits Papiers. Toujours souriant et particulièrement heureux d'être de retour avec son album "Bonheur Indigo", Yannick a évoqué avec tendresse et émotion son parcours depuis son arrivée, enfant, au centre de formation de tennis de Nice jusqu'à son plaisir d'être sur scène aujourd'hui. Voici quelques courts extraits de cette rencontre que vous retrouverez dans son intégralité en cliquant sur le lien en fin d'article.

TEMPS

Est-ce qu’une des solutions pour aller un peu mieux, ce ne serait pas d’essayer de prendre un peu le temps? Ca ne va peut-être pas tout régler mais si on pouvait déjà juste arrêter de réagir tout de suite. Se donner trente secondes parfois pour réfléchir un peu, pour aller plus loin. Et se dire qu’on est pas pressé et qu’être un peu en retard, c’est pas toujours si grave (…) J’ai le sentiment que tout va de plus en plus vite. Aujourd’hui, je suis papy quoi… Je dois me pincer parfois parce que je suis super heureux mais en même temps, je me sens tellement jeune dans ma tête. J’ai envie de les bichonner, de prendre le temps de les regarder, de leur raconter des histoires. Peut-être que ce temps que je vais passer avec eux, je vais le perdre ailleurs (…) mais je préfère me consacrer à des choses plus essentielles aujourd’hui (…) j’ai autrefois passé beaucoup de temps inutile avec des gens qui n’en valaient pas la peine. Aujourd’hui, j’ai envie de me réorganiser pour revenir à des choses essentielles.

PUDEUR

Trop de pudeur, beaucoup de timidité dans ma vie. J’ai caché souvent, j’ai joué au dur sur le terrain… c’était un mode de survie mais c’était pas vraiment moi (…) La pudeur c’est aussi parce que j’ai grandi dans une famille où on ne se disait pas les choses. On s’aimait, on envoyait des signes mais on ne le disait pas. La première fois qu’on m’a dit je t’aime, ça m’a foutu la trouille, j’étais déjà bien avancé dans la vie et je ne savais pas comment gérer ça.

DESTIN

Le tennis j’en rêvais, je ne pensais pas rester plus d’une année (en formation à Nice à partir de 12 ans). Alors être dans les meilleurs juniors, faire un jour un match sur le central de Roland Garros… Souvent quand je gagnais des matchs, je pleurais, je n’ai jamais compris ce qui m’arrivait et j’ai toujours pris ces étapes comme des cadeaux. C’est pas une posture, j’ai toujours tout apprécié profondément (…) L’idée du bonheur est un état d’esprit parce que j’ai beaucoup pleuré et j’ai eu beaucoup de manques. Du coup, je reconnais les bonheurs simples de la vie. J’ai envie de continuer comme ça jusqu’à la fin, j’ai envie de les faire perdurer mais aussi de les partager avec d’autres, leur montrer qu’il y a souvent un angle positif et que c’est joli. Bien sûr il y a des gens qui n’ont pas le choix et qui souffrent mais beaucoup d’autres ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont.