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Frédéric François : "Quand je compose des mélodies je veux d’abord qu’elles me touchent"

Frédéric François est de retour pour le plus grand bonheur de ses fans avec un nouvel album, La liberté d’aimer. Il a répondu aux questions de Bruno Tummers sur sa carrière, sa musique et son enfance dans Les Petits Papiers.

Le chanteur et compositeur italo-belge a une nouvelle fois composé toutes les musiques sur ce nouvel album réalisé pendant le confinement.

Cet album était prévu avant cette période particulière et Frédéric François a donc dû se résoudre à le produire pour la première fois 'at home'. Il a ainsi demandé à son ingénieur son de lui aménager un studio dans le sous-sol de sa maison, et s’est dit satisfait de l’expérience de cet enregistrement, ensuite mixé entre Los Angeles et Shangaï.

Le plus sicilien des Belges a déplié ses Petits papiers ce dimanche 28 mars avec Bruno Tummers.

Une longue carrière de 50 ans

Frédéric François, c’est plus de cinquante années de carrière et des tubes inscrits dans le patrimoine belge, comme Chicago, Je t’aime à l’italienne ou Et si l’on parlait d’amour.

L’artiste savoure cette longévité dont il a pu bénéficier. "J’ai fait un beau parcours et apporté beaucoup de bonheur dans le cœur des gens. […] Les gens me disent : 'Comment faites-vous pour rester aussi jeune ?' J’hésite souvent à répondre l’amour ou les spaghettis, peut-être la combinaison des deux et de toute façon les deux font du bien" rigole-t-il.

À 70 ans, il profite désormais de sa large expérience du métier, notamment pour ses promos d’albums. "Avant quand j’allais faire des émissions en télévision j’avais toujours le trac. Je voulais peut-être bien faire alors que maintenant j’ouvre le livre de ma vie, je n’arrête pas de parler. Cette maturité m’a apporté beaucoup de bonnes choses" confie-t-il. Le chanteur ne compte d’ailleurs pas s’arrêter de sitôt : il fait encore 90 minutes de vocalises par jour pour conserver sa voix haut perchée et donc sa tonalité caractéristique. Il ne prévoit toutefois pas de s’accrocher à cette carrière si un jour il doit ralentir le rythme : "J’ai consacré toute ma vie à la musique, au spectacle. Il faudra peut-être que je pense un jour à me reposer et m’organiser et profiter de la vie. Puis il arrivera un moment donné où je devrai partir sur la pointe des pieds, pas m’accrocher absolument en voulant à tout prix exister, il faudra décrocher gentiment, peut-être comme l’a fait Brel ou Sinatra. Je pense que les choses se feront naturellement. Il ne faut pas y penser et à la grâce de Dieu, j’ai encore la santé".

Son entourage

Né d’une mère couturière et d’un père mineur, Francesco Barracato de son vrai nom a en effet écumé les routes des tournées mondiales comme son compère Salvatore Adamo.


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Il regrette comme lui ne pas avoir pu être davantage présent pour sa famille. "Mais j’avais 20 ans et quand on a rêvé d’être chanteur et que l’on sait dans quelle famille on a évolué et le rêve qu’on avait quand on a un papa mineur, je veux décrocher la lune et prouver à mes parents qu’ils pouvaient être fiers de moi, à ma femme et mes enfants qu’on allait réussir. Avec le temps je me demande si je n’ai pas raté ma vie à tel point que Victoria, ma petite dernière, j’ai fait une chanson sur elle et que j’étais fou d’elle : si elle me demandait de jouer à la balançoire j’abandonnais tout, musique ou téléphone, pour aller jouer avec elle" révèle-t-il.

Ses mélodies entêtantes

L’une des forces de Frédéric François c’est sa patte mélodique : tout le monde garde ses refrains en tête. Cette capacité, il ne l’explique pas, ce qui prime, c’est l’émotion. "C’est très difficile de faire une chanson qui sera fredonnée par des millions de gens et qui deviendra un incontournable dans la mémoire collective" déclare-t-il. "Quand vous avez un disque qui sort, j’ai peut-être fait le double de chansons que je n’ai pas enregistrées. Quand je compose ces mélodies je veux d’abord qu’elles me touchent. Si je peux la chanter à la guitare et que je la fredonne, que ma femme l’entend à la cuisine et la fredonne, c’est celle-là la meilleure".

Son succès s’explique selon le principal intéressé par sa capacité à toucher le public : "Les gens cette chanson ils vivent peut-être avec, c’est leur compagnie. D’autres c’est leur point de repère qui fait ressurgir tous les souvenirs de notre vie" avance-t-il.

Ce n’est pas simplement une musique et des paroles, c’est un pouvoir terrible. Quand j’entends des airs d’opéra j’ouvre le livre de ma vie, je revois mon père en train de chanter, la maison où nous avons vécu, je me revois vivre avec sa guitare.

"C’est ce qui est fabuleux dans une chanson et ce qu’il faut retenir" ajoute-t-il.

Découvrez l’entièreté de cette interview ci-dessus en podcast sur Auvio.

Retrouvez Les Petits Papiers chaque dimanche de 13h à 14h sur VivaCité.

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