Le Beau Vélo de RAVeL

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L'Echappée Belge en Andalousie : Ils iront tous, en danseuse, à Trévélez

L'Echappée Belge en Andalousie : Ils iront tous, en danseuse, à Trévélez
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L'Echappée Belge en Andalousie : Ils iront tous, en danseuse, à Trévélez - © SARAHPIERSON

L’échappée belge et ses trente participants a pris son envol mardi, depuis Charleroi, destination Malaga avant un transfert en bus de quelques heures dans la Sierra Nevada dont le point culminant est aussi le plus haut d’Espagne (3.392 mètres).

Point d’orgue de la saison du Beau Vélo de Ravel qui a sélectionné, sous la houlette d’Adrien Joveneau, les lauréats de l’Echappée Belge pour découvrir, pendant une semaine, la Communauté autonome d’Andalousie, vaste comme trois fois la Belgique, la première journée a débuté sous les meilleurs auspices.

Sous un ciel sans nuage, d’un bleu aussi éclatant que celui de la Méditerranée, par une température flirtant avec les 36°, les cyclistes ont eu droit, avant d’enfiler leur premier maillot ce mardi matin, à quelques magiques dépaysements. Loin des sites touristiques traditionnels, ils ont tourné le dos à Torremolinos, au refrain de Jean-Luc Fonck et de Sttellla – " Nous irons tous, tous, tous… - à la Costa Del Sol et à la province de Malaga pour mettre le cap sur l’Est et celle d’Andalousie. Quelques dizaines de kilomètres en bord de Méditerranée, avec ses plages, ses stations balnéaires, ses cultures de mangues et d’avocat avant d’entamer les premiers lacets annonciateurs des premiers cols.

La végétation se fait plus verdoyante, les rivières ne sont plus à sec comme dans la province de Malaga, la neige des sommets a arrosé les cultures où poussent les anones (la pomme cannelle), les leechees, la papaye et les cactus. Après la Costa Del Sol, place à la Costa Tropical et ses routes étroites surplombant des rochers et transitant par de petits villages où les habitants vivent essentiellement de l’agriculture, dans des zones désertées, à l’exception des artistes, des peintres et des musiciens qui viennent s’y retirer pour puiser l’inspiration dans la contemplation de ces paysages à couper le souffle. A quelques encâblures de Bubion, le point de départ de la première étape de ce mardi, un centre bouddhiste a trouvé refuge, que le Dalaï-Lama a inauguré il y a quelques années. Un paradis pour les adeptes de la méditation. Et pour les nostalgiques de Woodstock qui y ont établi leurs yourtes, ont ouvert une école pour leurs enfants et y cultivent, en parfaite autarcie, leur propre production.

Après quelques kilomètres de virages très serrés, le bus de l’échappée belge atteint son premier port d’attache. Bubion, perchée au sommet d’une montagne, offre un exemple exceptionnel d’architecture populaire, héritée des Berbères qui ont occupé la région jusqu’au XVème siècle : des petites maisons blanches cubiques au toit plat, coiffé d’une cheminée qui se distingue l’une de l’autre et identifie chaque habitation. Les participants de l’Echappée Belge immortalisent le coucher de soleil jaune qui s’étale sur les toits blancs. Moment magique. Ce mercredi, l’heure était matinale et autrement plus sportive : au menu, 48 kilomètres, dont les vingt premiers mèneront à Trevélez, village le plus élevé d’Espagne et réputé pour ces séchoirs à jambon. Pour y accéder, les organisateurs n’ont pas caché la pénibilité du parcours : montagneux, bouffi de chemins de terres et de passages de rivières. Une première mise en bouche qui risque d’être éprouvante avant l’étape du lendemain, la plus riche en cols de première catégorie, à la sauce andalouse. Mais à chaque jour suffit sa peine.

 

 

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