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Echappée belge - Jour 7 - Odiaxere Cabo de Sao Vicente

Echappée belge - Jour 7 - Odiaxere Cabo de Sao Vicente
Echappée belge - Jour 7 - Odiaxere Cabo de Sao Vicente - © Tous droits réservés

Complètement à l'ouest, c'est ainsi que pourrait se traduire et se résumer la sixième et dernière étape de L'échappée belge au Portugal. Et comme les jours précédents, elle sera longue d'une soixantaine de kilomètres qui seront tout sauf plats !

Ce dimanche matin, lorsque nous nous élançons, notre peloton a grossi de deux unités : Manu Godfroid et son épouse, en vacances dans la région, ont décidé de se joindre à nous. En ce jour de clasico, les supporters du Standard se souviennent de lui : le Hutois a porté la vareuse des Rouches en même temps qu'un certain Mbo Mpenza avant d'achever sa carrière professionnelle au Rapid Bucarest avec lequel il est devenu champion de Roumanie, sous les ordres d'un certain Mircea Rednic qui fait aujourd'hui les beaux jours de l'Excelsior Mouscron. Le couple n'a aucune peine à se fondre dans le groupe et rapidement découvrir la bonne ambiance qui y règne.

Notre première halte du jour se fait à Lagos, l'une des plus importantes villes d'Algarve dont elle était d'ailleurs la capitale jusqu'au tremblement de terre de 1755 qui la dévasta. Le passé de la ville est des plus glorieux : du temps des grandes découvertes, c'est de son port que sont parties de nombreuses expéditions, à commencer par celles d'Henri le Navigateur. Principal point de chute des produits exotiques ramenés d'Afrique, la ville a aussi un passé bien plus sombre : c'est en ses murs qu'a eu lieu la première vente d'esclaves noirs en Europe au XVème siècle. Aujourd'hui, la saison touristique bat toujours son plein et nombreux sont les badauds à arpenter la promenade longeant le fleuve et débouchant sur l'océan. Les voiliers quittent la marina tandis qu'un pêcheur sur sa barque taquine le poisson au pied du petit fort qui protégeait autrefois le port.

Nous pensons longer la côte comme nous le ferions le long de la mer du Nord mais il n'en est absolument rien : non seulement la route s'éloigne à l'intérieur des terres mais en sus elle joue aux montagnes russes ! Nous devons définitivement nous ancrer dans la tête cette réalité du terrain, encore plus encore lorsqu'un panneau indique un dénivelé de 16%. Mais c'est là que réside tout le charme de la Costa Vicentina, la partie occidentale de l'Algarve : sa côte est très accidentée, avec de nombreuses falaises, maintes petites plages cachées et une végétation encore très sauvage. L'ensemble devrait d'ailleurs rester préservé puisqu'il a été classé parc naturel et limite par conséquent les constructions. On est ici à mille lieues des stations balnéaires très fréquentées traversées hier !

A Figueira, nous marquons la pause pique-nique chez Jérôme Pannier , un de nos compatriotes installés dans la région depuis six ans. Passionné de sports de glisse, entraîneur et formateur de snowboard, il rêve depuis qu'il a douze ans de faire du surf quand il le souhaite. Quand il découvre les puissants rouleaux de Sagres, il comprend pourquoi le spot est considéré comme l'un des plus beaux d'Europe voire de la planète et décide de s'installer dans le coin. Faire du surf, c'est bien, encore faut-il nourrir son homme... Et c'est là qu'il tombe dans le monde du vélo en créant Musette (www.musette.bike), une société qui loue des vélos de tous types et met sur pied des voyages à deux roues. " Nous travaillons surtout dans le triangle Sagres-Lagos-Aljezur que nous connaissons par coeur. Nous pouvons ainsi organiser des séjours accompagnés ou sur mesure en empruntant de petites routes très peu fréquentées. Et puis, ici, avec une trentaine de plages toutes plus belles les unes que les autres dans un rayon très restreint, c'est le paradis ! ".Et ce paradis, Jérôme et son acolyte Jeroen nous l'auront en quelque sorte offert tout au long de la semaine tant ils auront été aux petits oignons avec/pour nous.

Mine de rien, l'horloge tourne. Et des kilomètres, il y en a encore à parcourir... Avec un objectif : atteindre le cap Saint-Vincent avant le coucher du soleil (éh oui, aujourd'hui, nous avons pas mal musardé en chemin...). Problème : les petites voies à travers campagne et collines sont magnifiques mais rudement escarpées. En fin de parcours, nous optons donc pour la nationale qui mène à Sagres. Certes, elle n'est guère attirante mais a l'avantage d'être sacrément roulante... si ce n'est lorsqu'il faut affronter le vent de face comme c'est le cas dans la dernière ligne droite longue de plusieurs kilomètres. Plus nous progressons, plus nous avons le sentiment de baigner dans une ambiance du bout du monde, avec des falaises qui tombent à pic dans l'océan qui les sculpte. Et puis là, tout au bout du bout, il y a Cabo Sao Vicente, le cap Saint-Vincent, la pointe marquant l'extrême sud-ouest de l'Europe. Son phare, construit en 1904, est l'un des plus puissants d'Europe : son faisceau lumineux peut être vu à près de 90 kilomètres !

Ce promontoire désolé qui était autrefois le dernier repère des marins portugais partant vers l'inconnu marque la fin de cette Echappée belge. Qui demeurera à coup sûr un excellent cru : MERCI à toutes celles et ceux qui ont rendu ce magnifique voyage possible.

 

 

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