Le Beau Vélo de RAVeL

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Échappée belge au Portugal - Jour 2 - Boucle autour d'Evora

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60,8 kilomètres, c'est la distance accomplie ce jour en guise de mise en jambes par les RAVeListes.

Le départ se fait depuis la place d'Evora, cette charmante ville implantée au sommet d'une colline au-dessus de la plaine de l'Alentejo qui existait déjà bien avant l'arrivée des Romains. Elle est ceinturée par des remparts du XIVème siècle, renfermant de pittoresques rues en pavés. Notre peloton tout de rouge vêtu intrigue et attire bien plus de curiosité que la cathédrale enrurbannée pour cause de travaux : il fait l'objet de nombreuses questions et nombre de touristes prennent des photos du groupe aux couleurs belges et portugaises. Plutôt amusant...

Les différentes séquences radio, télé et web mises en boîte, nous prenons la route. Rapidement, nous quittons la ville en longeant un vieil aqueduc qui alimentait la ville aux siècles passés. Il ne faut que quelques kilomètres à peine pour nous retrouver en rase campagne. Le paysage semble infini. Le soleil darde ses chauds rayons, illumine le ciel d'un bleu immaculé, brûle la moindre brindille d'herbe. L'aridité est frappante. Plus loin, nous apprendrons qu'il n'est plus tombé une seule goutte de pluie depuis le printemps. Difficile de comprendre comment les troupeaux trouvent encore ici de quoi se sustenter.

Au détour d'un chemin, une immense bâtisse aux murs blancs et bleus se détache dans le décor. Elle est là, aussi imposante que magnifique, délaissée de longue date. " C'est ce qu'on appelle chez nous un palais ", nous explique une vieille dame bien alerte sur le pas de la porte d'une maison attenante. " Il appartenait à de grands propriétaires terriens pour qui travaillaient de nombreux paysans. "

Continuant à parcourir la campagne, nous croisons ici et là quelques parcelles de vignes ou de chênes-liège. " C'est le meilleur liège du monde ", nous glisse le sourire en coin Victor, le frère de Lio.

Un peu plus loin, nous faisons une petite pause boisson à un petit établissement établi le long de la route... et d'une ancienne ligne de chemin de fer. En jetant un oeil sur ses pignons, un kilométrage apparaît : pas de doute, ce minuscule bistro est installé dans une... ancienne maison garde-barrières!

Les kilomètres défilent ensuite. Il est vrai que le macadam bien roulant est propice à la chose...

Igrejinha, c'est le nom du village où nous nous arrêtons pour le repas de midi. Ses ruelles tranquilles alignant leurs maisons blanches aux portes et fenêtres encadrées de couleur sont d'un indescriptible charme. Les maisons sont pourtant de petites et toutes simples constructions. " Ce sont les femmes qui entretiennent ces belles façades à raison de trois fois par an." nous glisse Victor. C'est vrai qu'ici, à la peinture industrielle, on préfère toujours la chaux... Quant aux couleurs, elles sont choisies selon le goût des habitants mais si les teintes nuancées de bleu sont les plus courantes, ce n'est pas le fruit du hasard : elles ont pour vertu de chasser les mauvais esprits... Et puis, à y regarder de plus près, les cheminées de ces modestes demeures semblent complètement démesurées. " A l'intérieur, c'est la même chose, poursuit Victor. Et l'explication est simple : l'âtre sert encore de nos jours de feu pour cuisiner et il faut pouvoir y faire cuire un cochon entier ! "

Rassasiés, nous reprenons la route. Comme depuis le départ, rares sont les véhicules motorisés que nous croisons ou qui nous doublent. Ils disparaissent ensuite entièrement de la circulation lorsque nous nous enfonçons sur des sentes poussiéreuses à travers la campagne. Nous pédalons pour ainsi dire au milieu de nulle part, entre des prairies aux herbes roussies, nous égarons parfois en chemin, voyons arriver au grand galop un conséquent troupeau de vaches curieuses.

Un peu plus tard, nos roues épousent le tracé d'une ancienne ligne de chemin de fer. Pas question de RAVeL rutilant mais quel dépaysement que cette voie sablonneuse bordée la plupart du temps de plants de bambous et de chênes verts (y aurait-il des truffes dans le coin ?). La gare de Garca et ses bâtiments annexes sont désaffectés depuis belle lurette mais le temps d'une pause, nous ne pouvons nous empêcher d'imaginer l'animation qui régnait autrefois en ces lieux. Adepte de geocaching, Marc débusque la cachette qui s'y trouve...

Coup de pédale après coup de pédale, nous nous rapprochons d'Evora. Nous marquons une dernière halte à l'église Sao Francisco où nous sommes guidés par Mélanie, une Franco-Néerlandaise installée à Evora de longue date, joue les guides. En style manuélin-gothique, cette église – la plus connue de la ville - a été achevée au début du XVème siècle et présente un joli portail encadré de belles colonnes ouvragées. De toute beauté, surtout avec les chatoyantes couleurs du soleil couchant...

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