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Vincent Taloche : "Je n'aurais jamais été humoriste sans avoir vu Bourvil à la télévision"

L'humoriste Vincent Taloche était l'invité du "8/9" ce 10 février pour présenter son spectacle inédit en hommage à son idole de toujours, Bourvil.

On retrouve donc Vincent Taloche pour un projet démarré en 2017 et qui se poursuit encore en 2020, où il n'est exceptionnellement pas avec son frère, Bruno.

C'est en écoutant régulièrement les chansons de l'acteur, chanteur et humoriste français qu'il s'est lancé le défi de reprendre une partie du répertoire de Bourvil mais de façon très personnelle et avec beaucoup de tendresse.

Bourvil, une vraie passion

Le premier émoi artistique de Vincent Taloche, encore tout jeune garçon, a été de découvrir Bourvil à la télévision, et cette émotion ne l’a jamais quitté.

Bourvil, c'est donc une réelle passion : 

Je dis toujours que je n'aurais pas fait ce métier sans avoir vu un jour Bourvil dans ma vie.

Il développe : "Je pense que c'est lié à mon premier émoi lié à l'humour. Je devais être un tout petit garçon de quatre ou cinq ans. Chez moi en famille, il y avait quelque chose qui passait tous les ans en noir et blanc, La Bonne planque sur la RTB. Quand j'ai vu cette émission, j'ai vu un Monsieur qui faisait rire mon papa, ma maman, mes frères. Cela m'a touché et cela ne m'a jamais quitté. J'ai une passion absolue pour ce monsieur".

Vincent Taloche a joué devant les descendants de Bourvil

Vincent Taloche ne fait pas que chanter uniquement des chansons de Bourvil. Il explique : "Je chante une vingtaine de chansons de Bourvil et je raconte sa vie entre les chansons. C'est quelque chose que j'avais en tête depuis des années mais je n'ai jamais osé parce que je ne suis pas chanteur et je me suis dit "qui je suis pour faire ça ?" Puis, c'est parti sur un coup de bluff d'un ami, Pascal Delmotte, qui est un collectionneur belge et un auteur de livres magnifiques autour de Bourvil qui m'a dit : "La ville de Binche en 2017 prépare quelque chose pour les 100 ans de la naissance de Bourvil. Cela fait des années que tu parles du concert. Si tu ne le fais pas pour ça, tu ne le feras jamais". Comme je suis orgueilleux, je me suis lancé et puis j'ai eu la chance de m'entourer de quatre très grands musiciens, ce qui a permis de donner des arrangements un peu jazzy".

Et le succès a été au rendez-vous : "Cela devait être un one-shot, et finalement j'en suis à la dixième représentation. J'ai même été jouer à Paris devant les fils de Bourvil".

Cette représentation devant les descendants de Bourvil, l'humoriste belge s'en souvient : 

Je crois que c'est le plus grand trac de toute ma vie.

Un spectacle sans aucune prétention

Ne vous méprenez pas, Vincent ne cherche pas à se prendre pour le célèbre acteur et humoriste français. "Je n'ai absolument pas voulu imiter. Je me suis dit que pour que cela fonctionne, il faut d'abord être entouré de très bons musiciens" affirme-t-il.

L'artiste reprend donc le répertoire de Bourvil sans prétention, rigolant d'ailleurs de sa situation d'humoriste qui tente de chanter seul sur scène. Un élément que Vincent pointe, c'est justement le fait de ne plus être accompagné de son frère : "Ce qui a été très bizarre pour moi à la première c'est que c'est la première fois de ma vie que je suis sur scène avec mon frère qui est au deuxième rang" s'amuse-t-il.

Il pense d'ailleurs connaître la raison du succès de son spectacle : 

Ce qui fait que ça a marché c'est la sincérité du projet. Comme je ne suis pas un vrai chanteur, le seul truc qui pouvait fonctionner, ne cherchant pas à l'imiter, c'est d'être sincère dans les propos.

Dans tous les cas, Vincent Taloche joue ce spectacle pour se faire plaisir en tant que fan de Bourvil : "J'ai choisi des chansons qui me faisaient plaisir donc sur vingt chansons, il n'y en a que quatre ou cinq de drôles. Le reste, ce sont des chansons magnifiques, très tendres" comme La tendresse par exemple, sorti en 1963.

Outre les chansons, Vincent détaille encore des sujets dont il traite dans ce spectacle : "Dans le concert, il n'y a pas que des chansons, j'explique tout. J'explique pourquoi il s'appelle Bourvil, quand il a reçu des prix d'interprétation et puis grâce à la famille on a reçu plein de photos inédites. Derrière moi, on diffuse énormément de photos de Bourvil dont les trois quarts n'ont jamais été vues".

Une date symbolique au Théâtre du Vaudeville

Pour l'instant, une seule date est planifiée en 2020, mais l'humoriste assure qu'il proposera encore d'autres dates : "Avec les musiciens, on adore tellement ce projet que c'est une date unique mais on en refera d'autres l'année prochaine". Patience donc, ou bien ruez-vous sur la date du 15 mars au Théâtre du Vaudeville. De plus, cette salle revêt toute une symbolique. Il révèle : "Ce qui a créé la légende de ce théâtre c'est notamment grâce à La Bonne planque qui a été filmée en 1964 au Théâtre du Vaudeville. Quand j'ai eu envie de remonter une date à Bruxelles, c'était une évidence de la faire là-bas. Bourvil y a souvent joué. Des enregistrements ont été capté à l'époque dans ce théâtre donc ce n'est pas un hasard du tout (d'avoir choisi ce lieu)".

Vincent Taloche ponctue enfin son interview par un petit extrait a cappella de la chanson de Bourvil qui l'émeut le plus. Il assure d'ailleurs : "C'est très compliqué de choisir une préférée. Il y en a une que m'émeut beaucoup quand je la chante, Monsieur le maître d'école, qui est une chanson tendre et magnifique. Je suis tellement emballé par ce monsieur que j'ai beaucoup d'émotion en les chantant et cela se ressent dans le public".

Vincent Taloche a décidément tout des plus grands acteurs et humoristes français des années 1960. Il avait déjà proposé un sketch en 2008 avec son frère Bruno Taloche sur la célèbre scène de La Grande Vadrouille dans laquelle il se mue en Louis De Funès pour jouer le rôle de Stanislas Lefort, le chef d'orchestre de l'opéra Garnier de Paris. Cette fois, il rend donc hommage à son acolyte dont il est le premier fan, pour un beau clin d'œil à ces géants du cinéma français. 

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