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Tout le monde rêve d’être sur " la Black list " à Hollywood !

Une fois n’est pas coutume, petit détour dans les coulisses de l’industrie hollywoodiennes ! On s’intéresse aux scénarios ce matin avec une succès story très peu connue chez nous !

Dans la chronique cinéma de ce mercredi, Cathy Immelen notre madame cinéma et chroniqueuse du 8/9 nous fait découvrir " La Black list "

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© RTBF

Quel est à votre avis le point commun entre ces films ?

" Eh bien, leur point commun se situe au niveau du scénario " explique Cathy Immelen.

  • Zodiac de David Finche, Le loup de Wall Street de Scorcese, Argo, multiprimé aux Oscar, tout comme Le discours d’un roi, Little miss sunshine, Very bad trip, Django Unchained de Tarantino

" je pourrais encore vous citez comme ça des dizaines et des dizaines de grands films ! Alors oui, ce sont des films qui ont marché au box-office, des films qui ont reçu des prix et bien souvent des oscars…." ajoute encore notre madame cinéma. Alors c’est quoi : La Black list ?

Ce sont des scénarios issus de ce qui s’appelle à Hollywood

Tout le monde rêve d’être sur la black list à Hollywood !

A sa création en 2005, c’était top secret, une liste qu’on se refilait sous le manteau : mais c’est depuis devenu carrément institutionnalisé !

On ne connaissait même pas au départ l’identité de celui qui l’avait créé. Maintenant oui, il s’appelle Franklin Léonard " .

Il bossait en 2005 pour la boîte de prod de Leonardo di caprio. Le boulot de Franklin Leonard : déblayer le terrain niveau scénarios : en lire entre 700 et 900 par an pour proposer les meilleurs à ses supérieurs. Mais il se sentait noyé dans toute cette masse de travail… Il faut savoir qu’à Hollywood, il y a Plus de 70.000 scripts qui circulent par an !

Un jour il a l’idée de demander à quelques collègues d’autres boîtes, des potes, de lui indiquer par mail, les dix meilleurs scénarios qu’ils avaient lus dans l’année et sur lesquels personne n’avait mis d’option.

Quelle était la démarche ?

Elle était de ne pas passer côté d’un scénario prometteur mais noyé dans la masse car pas soutenu par un agent par exemple précise Cathy. " Dénicher les perles rares dans cette foultitude de script envoyé par des auteurs, amateurs, qui ne connaissent pas le système, qui n’ont pas de réseau ni de moyen de pousser leurs écrits ".

Franklin Leonard a donc compilé les réponses de tous ces potes du milieu, et puis il a fait un top 10 qu’il a forwardé à tous ceux qui avaient participé au sondage.

En quelques jours, sa petite liste, elle a fait vite le tour de toutes les boîtes, que les gens la font suivre aux studios, aux chefs, ça prend de l’ampleur, ça fait le buzz, ça devient viral, des scripts de cette liste finissent même par être montés.

" Dans ce premier classement cru 2005 : il y a Juno de Jason Reitman, Zodiac, qui sera mis en scène par David Fincher, Fast and furius, Tokyo Drift, et Passenger qui se sera réalisé quelques années plus tard avec Jennifer Lawrence " énumère Cathy.

Franklin a recommencé chaque année, et c’est devenu une tradition dans le show-business hollywoodien : on attend vers Noel la liste secrète faite par on ne sait pas qui mais qui recèle des trésors.

La liste commence surtout à attirer l’attention quand les films repêchés et tournés, sortis en salles, ont commencé à gagner des prix, du coup la presse a beaucoup enquêté et c’est le Los Angeles Times qui a divulgué l’identité de Franklin Leonard. " Et là, il prend la décision de faire quelque chose d’officiel avec cet outil qu’il a créé et qui commençait à peser concrètement à Hollywood ".

" Je vous en ai déjà cité des grands mais on peut ajouter : Whiplash, There will be blood, The social Network, Supergrave, Slumdog millionaire, Spotlight, Le prestige…".

Le concept a évolué !

Franklin Leonard a lancé en 2012 une base de données permanente. Ce que lui-même appelle, je le cite un " tinder entre scénaristes et producteurs ". Vous pouvez aller voir sur Blacklist.com. Contre 25 dollars par mois, n’importe qui peut y ­déposer son scénario, n’importe qui, tant que c’est écrit anglais, et ces scripts sont lus par un des trois mille professionnels d’Hollywood inscrits, comme lecteur. L’auteur reçoit un feed-back, des conseils, et peut se faire repérer !

Franklin Leonard voit cette version un outil démocratique pour que tout le monde, ait, potentiellement, une chance d’y arriver !

Cette liste offre l’une des rares opportunités à des anonymes d’être repérés.

Pourquoi Black List ? Tout simplement parce qu’il est afro-américain. Il est fier de sa couleur de peau : noire, il aime ce mot et veut le réhabiliter, il voulait que pour une fois le noir soit associé à quelque chose de positif ! " conclut Cathy.

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