Le 8/9

Du lundi au vendredi de 08:00 à 09:00 sur Vivacité

Plus d'infos

Thriller : Bernard Minier entraîne le policier Martin Servaz, dans une nouvelle "Chasse" lugubre

Bernard Minier était l’invité du 8/9 pour évoquer son nouveau livre La Chasse, sorti depuis le 1er avril, qui plonge le lecteur dans une nouvelle enquête lugubre menée par Martin Servaz, entre fiction et réalité.

Le commandant Martin Servaz est de retour pour mener une nouvelle enquête !

En pleine nuit, un automobiliste engendre un accident et croit percuter un cerf tout droit sorti de la forêt de l’Ariège. Ce n’est qu’une fois à l’arrêt et qu’il descend de son véhicule que le chauffeur constate que ce n’est pas une bête sauvage mais un être humain !

Moussa Sarr, un adolescent, a été renversé par une voiture alors qu’il portait une tête de cerf sur la tête. Tout porte à croire que le jeune homme était en fuite.

Derrière ce déguisement et cette mise en scène se cache une sombre organisation. Son but ? Rétablir la justice. Mais parfois, la justice n’est pas celle que l’on croit…

Une enquête entre réalité et fiction

Cette histoire plonge ainsi Martin Servaz dans une nouvelle enquête. Le jeune homme renversé par une voiture étant retrouvé nu avec un capuchon et un bois de cerf sur la tête avec le mot 'justice' gravé sur le torse fait rapidement conclure l’enquêteur que la victime fuyait quelque chose, qu’elle était traquée dans cette forêt. "Il va découvrir aussi que c’était un jeune délinquant condamné pour un viol en réunion mais libéré pour un vice de procédure qui n’est peut-être pas le premier jeune homme avoir été ainsi chassé. La question est donc qui ces jeunes hommes fuyaient-ils, qui les chasse et pourquoi" dévoile Bernard Minier.

Ce thriller captivant devrait vous donner quelques sueurs froides car l’auteur mélange à la fois des faits réels terrifiants à la fiction. Il se réfère entre autres à l’affaire Samuel Paty, cet enseignant décapité en octobre 2020 par un étudiant après avoir montré des caricatures de Mahomet lors de son cours d’Histoire. "J’avais déjà décrit cette scène qui se passe dans une école où un professeur explique que dans certains établissements on ne peut plus enseigner la Shoah, l’origine du monde et des espèces. Puis arrive cette affaire et j’étais obligé d’en dire une ligne dans le livre car cela faisait partie des sujets" explique le romancier français. Ce dernier affectionne l’écriture d’un univers basé sur la fiction, "avec des choses très extravagantes" mais "avec une membrane très fine avec la réalité, des moments où le lecteur ne sait pas trop si c’est réel ou de la fiction".

Covid et écriture cinématographique

L’histoire de La Chasse, se déroulant en 2020, le covid-19 s’invite fatalement dans le récit, obligeant la police à adapter son enquête. Même si la pandémie n’est pas le cœur du livre, Bernard Minier a toutefois éprouvé des difficultés littéraires pour intégrer la réalité du coronavirus à l’atmosphère lugubre de son roman. "Cela a été assez difficile à écrire parce qu’avec les masques on ne peut pas parler de sourire, de moues, de rictus, il y a plein d’expressions du visage qui sont compliquées à mettre en scène" concède-t-il.


►►► À lire aussi : Jean-François Maljean, le pianiste verviétois star en Asie, joue "Chime of the dawn bells" en live


Le style d’écriture de cet auteur est aussi très cinématographique et aucune ambiance n’est laissée au hasard. Il se rend donc lui-même dans les lieux, pour la plupart réels donc, qu’il décrit. Il explique : "J’ai besoin de cette assise, de m’imprégner et d’aller sur les lieux. Je vais systématiquement sur tous les lieux que je décris, j’avais une scène pour Nuit (NDLR : sorti en 2017, avec Martin Servaz) qui se passait dans un train de nuit à Bergen (en Norvège). J’ai été dans ce train de nuit uniquement pour écrire ces 5 petites pages. J’ai été au large de Seattle, pour Une putain d’histoire (NDLR : paru en 2015). J’ai besoin de ce réel-là et pour tout ce qui est odeurs, sensations, description et atmosphères, c’est beaucoup plus facile d’écrire quand on a été sur place et qu’on s’est imprégné de tout".

L’évolution de Martin Servaz

Dans La Chasse, Bernard Minier fait encore évoluer son personnage Martin Servaz, pour le grand bonheur de ses lecteurs.

Dans le livre précédent, La Vallée, le commandant Servaz a une compagne, Léa. "Elle lui apporte beaucoup, est une personne très équilibrée qui travaille au pôle enfant d’un hôpital toulousain alors qu’il était jusque-là un loup solitaire" rappelle-t-il. Il faut y ajouter Gustav, un petit garçon qu’il a recueilli dans une histoire précédente. "Il a cette responsabilité de protéger sa famille et pour lui c’est un stress de plus. Mon personnage Martin Servaz a de grandes forces et de grandes faiblesses et qui est toujours dans le stress et l’urgence et c’est comme cela que mes lecteurs l’aiment je pense".

Le commandant Servaz parviendra-t-il alors à protéger ses proches tout en menant à bien son enquête ? Découvrez-le sans plus tarder dans La Chasse.

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK